Téhéran (IRNA)- Le ministre iranien de la défense, le général de brigade Aziz Nasirzadeh a déclaré que "toute menace fera regretter" ceux qui l'émettent. Cette déclaration s'inscrit dans un contexte de tensions régionales accrues, attisées par les politiques d’agression et maximalistes du régime d’Occupation d’Israël et des États-Unis, leur principal allié et complice dans les conflits.

L'Iran a souvent adopté un discours ferme en matière de défense, affirmant qu'il réagirait à toute attaque ou provocation.

Iran plurimillénaire qui n’a jamais attaqué aucun pays, ni déclenché la guerre, comme en témoigne l’histoire, a adopté une doctrine de défense dissuasive face aux politiques d'agression, de chantage et de pression exercées par les États-Unis, le Royaume-Uni et Israël. Cette stratégie repose sur plusieurs piliers :

1. Développement de capacités conventionnelles balistiques et de drones : L’Iran possède l’un des programmes de missiles balistiques les plus avancés de la région, avec des modèles comme le Sejjil et le Kheibar, capables d’atteindre des cibles lointaines. Ses drones, tels que le Shahed-136, ont démontré leur efficacité dans divers conflits.

2. Présence régionale et alliances stratégiques : L’Iran riche en pétrole, gaz et d’autres ressources natures et étant situé dans une région ultra stratégique, a fait de la politique de bon voisinage en faveur de la paix et de la stabilité, sans ingérence étrangère, soutient des groupes alliés au sein de « l’Axe de la Résistance » (Hezbollah au Liban, Ansar Allah au Yémen, Hachd al-Chaabi en Irak, etc.), ce qui lui permet d’exercer une influence régionale significative. Ces pays-là sont victimes eux-aussi des campagnes militaires et des ingérences étrangères, dont et notamment l’axe américano-sioniste.

3. Renforcement de la défense aérienne et maritime : L'Iran a développé des systèmes de défense antiaérienne comme le Bavar-373, comparable au S-300 russe. Il renforce également ses capacités navales, notamment avec des sous-marins et des missiles de croisière pour protéger le détroit d’Ormuz, un point stratégique mondial qui se trouve dans les eaux iraniennes.

4. Cyberdéfense et guerre électronique : Téhéran investit dans des capacités cybernétiques pour contrer les menaces occidentales et israéliennes, en témoigne sa capacité à brouiller ou intercepter des drones ennemis.

Cette posture dissuasive vise à empêcher toute attaque directe contre l’Iran en rendant le coût militaire et stratégique inacceptable pour ses adversaires hostiles. Les récentes déclarations du ministre de la Défense iranien s'inscrivent dans cette logique, avertissant que toute menace sera suivie d’une riposte sévère.

Les États-Unis mènent une politique de course à l’armement au Moyen-Orient, principalement à travers des ventes massives d’armes à leurs alliés, notamment les monarchies du golfe persique et le régime d’Occupation d’Israël, (son gendarme dans la région). Cette stratégie répond à plusieurs objectifs :

1. Maintenir la suprématie militaire d’Israël

Les États-Unis garantissent à Israël un "avantage militaire qualitatif", ce qui signifie qu’ils fournissent des technologies militaires avancées pour s’assurer qu’Israël conserve une supériorité sur ses voisins. Parmi ces livraisons figurent :

Les chasseurs F-35, rendant Israël le seul de la région à en disposer.

Le système de défense Dôme de Fer, financé en grande partie par Washington.

Les missiles balistiques et de croisière, ainsi que des technologies de guerre électronique avancées.

2. Armer les monarchies du golfe Persique

Les États-Unis vendent régulièrement des armes aux pays du golfe Persique, sous prétexte de contrer l’influence et prétendue menace iraniennes. Ces ventes incluent :

Des avions de combat F-15 et F-16,

Des missiles Patriot et THAAD,

Des drones de combat avancés,

Des chars et des véhicules blindés.

3. Profiter du marché de l’armement

Le Moyen-Orient est devenu tristement un marché crucial pour l’industrie de défense américaine. Ces ventes permettent aux entreprises comme Lockheed Martin, Boeing et Raytheon de générer des milliards de dollars chaque année.

4. Alimenter les conflits pour maintenir leur influence

Les États-Unis justifient leur présence militaire en entretenant un climat de tension. Ils soutiennent militairement certains acteurs tout en imposant des sanctions ou en menant des opérations contre d’autres, notamment en Irak, en Syrie et au Yémen.

5. Contenir l’influence iranienne et russe

Washington utilise la vente d’armes comme un levier pour limiter l’influence militaire de l’Iran et empêcher ses partenaires (notamment la Russie et la Chine) et les nouvelles puissances émergentes de s’implanter davantage dans la région.

En résumé, la politique américaine d’armement au Moyen-Orient ne vise pas seulement à soutenir ses alliés dont les antécédents sont entachés du sang et des guerres meurtrières, mais aussi à maintenir une instabilité qui justifie son influence militaire et économique injuste.

Le ministre iranien de la défense et le chef d'état-major des forces armées omanaises se sont rencontrés à Téhéran