Expert: les États-Unis n'ont pas réussi à faire pression sur l'AIEA

Téhéran, le 27 août, IRNA - Les responsables américains ont échoué dans leurs efforts pour faire pression sur l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour ne pas confirmer l'engagement de l'Iran envers ses obligations en vertu de l'accord nucléaire, a déclaré un spécialiste des relations internationales.

Lors d’un entretien samedi à l'agence de presse de la République islamique (IRNA), Ali Khorram a déclaré que la stratégie américaine était claire.

«Même sous l’ancienne administration Obama, les néoconservateurs au Congrès des États-Unis poursuivaient un plan pour enterrer l'accord nucléaire signé entre l'Iran et les grandes puissances mondiales en 2015», a déclaré M. Khorram.

Leur premier plan, lancé contre l'Iran par l'administration du président Donald Trump, visait à harceler l'Iran en imposant de nouvelles sanctions pour que le pays se retire de l'accord, a t-il ajouté, se référant à l'accord nucléaire international, connu sous le nom de Plan d'action global commun (PAGC).

Ils ont placé l'Iran sous sanctions, malgré un rapport de l'AIEA qui indique que Téhéran s'est engagé à toutes ses obligations, a déclaré Khorram.

Le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, qui croit personnellement en l'accord historique avec l'Iran, a soumis le rapport au président Trump et ce dernier a dû confirmer le rapport malgré sa colère.

« C'est pourquoi Trump a chargé la Maison Blanche d'aborder l'affaire nucléaire de l'Iran au lieu de permettre au Département d'Etat de traiter le problème», a-t-il déclaré.

De cette façon, il pourrait empêcher la vérification de la performance de l'Iran en ce qui concerne l'accord nucléaire, a déclaré l'expert en relations internationales.

Khorram a poursuivi en disant que le Plan B de Washington, etait de mettre la pression sur l'AIEA en demandant à l'organisme de surveillance nucléaire des Nations Unies de demander l'accès aux sites militaires de l'Iran afin que l'agence ne puisse pas facilement confirmer l'engagement de l'Iran.

Il a déclaré que la visite à Vienne par l'ambassadeur des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley, visait à atteindre le même objectif, a ajouté Khorram.

«Les responsables américains tentent d'adopter diverses tactiques pour déstabiliser l'Iran», a déclaré l'ancien représentant iranien au siège de l'ONU à Genève, ajoutant que le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ne poursuivait le règlement du problème que par la diplomatie et la négociation.

« D'une part, Zarif entre en contact avec l'UE et d'autres signataires du PAGC et les demande pour l'arbitrage, et d'autre part, il négocie avec l'AIEA pour les convaincre que demander l'accès aux installations militaires iraniennes est une demande excessive», a déclaré M. Khorram.

«Zarif essaie également de convaincre l'AIEA de ne pas préparer de rapport bilatéral par peur des États-Unis», a-t-il déclaré.

Haley a visité l'Agence ces derniers jours pour faire pression sur l'ONU sur la vérification de l'activité nucléaire en Iran et répété ses demandes vendredi à l'AIEA pour demander l'accès aux sites militaires iraniens.

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