La sortie américaine de PAGC peut donner à l'Iran les mains libres dans ses activités nucléaires

Téhéran, 9 avril, IRNA - Si les Etats-Unis quittent l'accord nucléaire de juillet 2015 avec l'Iran, Téhéran ne verra plus de raison de continuer à imposer ses restrictions sur ses activités nucléaires, a déclaré dimanche un haut diplomate iranien.

Hamid Reza Asefi, ancien porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré à l'Agence de presse de la République islamique (IRNA) que l'Iran ne resterait pas motivé par les restrictions imposées aux activités nucléaires si les Etats-Unis violaient l'accord.

Le président Donald Trump, depuis son entrée en fonction en janvier 2017, a adopté des positions contradictoires sur diverses questions mondiales, a déclaré Asefi, ajoutant que les changements dans l'équipe de Trump et l'apparition de personnes radicales dans son cabinet prouvaient l'obstination du président américain.

Asefi, qui a également été ambassadeur d'Iran à Paris, a évoqué les développements mondiaux concernant le PAGC, affirmant que le chancelier allemand et le président français devaient se rendre aux Etats-Unis pour négocier l'accord avec l'Iran.

Asefi a déclaré que cela indiquait que les Européens travaillent à différents niveaux pour sauver le JCPOA. Sur la visite du 5 mars, du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à Téhéran et dans les territoires occupés, l'ancien diplomate a déclaré que de tels développements n'impliquaient rien en ce qui concerne le PAGC.

Se référant aux pourparlers proposés entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, Asefi a déclaré que Trump voulait négocier avec Pyongyang mais que s'il se retirait de l'accord avec l'Iran, les négociations seraient problématiques.

Si Trump a un esprit méthodique, il ne pensera jamais à se retirer de l'accord de 2015, a souligné le diplomate iranien.

Interrogé sur les mesures réciproques de l'Iran à un tel retrait, Asefi a déclaré que Téhéran prendrait la décision au plus haut niveau de rester ou de quitter l'accord alors que les dépenses américaines augmenteraient sûrement.

Selon Asefi, le choix de l'Iran pour le retrait des Etats-Unis sera rapide et le pays pourra rapidement atteindre un niveau d'enrichissement d'uranium de 20 ou même plus, ou bien il pourra effectuer des changements rapides sur les sites de Fordo et d'Arak en rapport avec son programme balistique.

Les Européens, a déclaré Asefi, voient le PAGC comme un accord de sécurité qui est très important pour eux.

Dans la foulée du feu vert américain, les Européens sont entrés dans les pourparlers nucléaires, donc si Washington quitte l'accord, sa crédibilité devant les Européens sera remise en question, a déclaré Asefi, ajoutant que les Etats-Unis seront perdants et ne peuvent pas justifier un tel acte irresponsable.

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