L'UE ne peut ignorer le rôle stratégique de l'accord nucléaire

Téhéran, 17 avril, IRNA- La réunion sans résultat de l'UE manifeste le rôle stratégique de l'accord sur le nucléaire, connu sous le nom de Plan d'action global commun (PAGC), pour le monde.

Aucune décision n'a été prise lundi lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Luxembourg, pour imposer de nouvelles sanctions à l'Iran pour son programme de missiles.

«Il n'y a pas de consensus. Nous ne sommes pas convaincus de la nécessité de sanctions supplémentaires» a déclaré Federica Mogherini, à la fin de la réunion.

«Nous avons déjà des sanctions en place», a-t-elle insisté. «Il n'est pas question de mettre en discussion la mise en œuvre de nos engagements pris dans le cadre de l'accord conclu avec Téhéran sur le nucléaire», a soutenu Mme Mogherini en réponse à une question sur la possibilité de rétablir des sanctions levées par l'UE dans le cadre de cet accord, cité par l'AFP.

Selon la représentante de la diplomatie européenne, les ministres des affaires étrangères de l'UE avaient eu une bonne discussion sur le PAGC, et ils ont réitéré leur plein engagement à la pleine mise en œuvre de l'accord.

Il a ajouté que l'UE reste non seulement attachée à l'accord, mais continuera également à mettre en œuvre sa part dans le cadre de l'accord, car elle considère cet accord comme un élément stratégique pour l'Europe et la sécurité régionale.

Mogherini a également noté que les questions non-nucléaires, y compris la situation syrienne, l'évolution du Yémen ou les droits de l'homme en Iran, seront discutées séparément du PAGC.

Mandat a été donné à la France, l'Allemagne et au Royaume-Uni, les trois pays de l'UE impliqués dans l'accord sur le programme nucléaire de l'Iran, sous la prétexte de trouver une solution avec Donald Trump afin de sauver le PAGC. Mais l'unanimité est requise au sein de l'UE pour adopter de nouvelles sanctions et plusieurs pays -Autriche, Italie, Suède, Espagne - sont réticents.

Après la signature de l'accord nucléaire entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, France, Royaume-Uni, Etats-Unis et Russie) plus l’Allemagne et l’Union européenne en 2015, et le début du processus de mise en œuvre en 2016, l'Iran a prouvé son engagement dans le cadre du PAGC et l'AIEA a jusqu'à présent vérifié la conformité de l'Iran à l'accord nucléaire à dix reprises. Mais les Etats –Unis ne sont pas resté engagé en prenant une décision unilatérale pour ne pas certifier l'accord et en menaçant de se retirer de l'accord.

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