20 sept. 2018 à 14:29
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Des millions de musulmans commémorent le jour de l'Achoura

Téhéran, 20 septembre, IRNA- Des millions de fidèles musulmans commencent les processions peu après le lever du soleil du jour de Tasu’a (le neuvième jour du mois lunaire de Muharram) et le lendemain qui est l’Achoura, s'alignant dans des groupes de passion coordonnés et ordonnés et des récitations d'élégies qui se poursuivront jusqu'au soir.

Les musulmans organisent généralement ces cérémonies de deuil en commémoration d'Achoura (le dixième jour du mois lunaire de Muharram), qui marque l'anniversaire du martyre de l'icône du sacrifice aux fidèles, l'Imam Hussein (paix sur lui), le troisième imam chiite.

Ashura est l'aboutissement d'une période de deuil annuel de 10 jours durant le mois lunaire de Muharram pour l'Imam Hussein, petit-fils du prophète Muhammad, tombé martyr avec 72 de ses compagnons en 680 après JC dans un pays connu aujourd'hui sous le nom d'Irak, après avoir refusé de prêter allégeance à Yazid.

Les rituels sont observés dans une magnificence ultime dans les villes saintes de Najaf et de Karbala en Irak, et ce dernier héberge le sanctuaire de l’imam Hussein.

Des centaines de milliers de pèlerins venus d'Inde, du Pakistan, d'Afghanistan, d'Iran, d'Azerbaïdjan, du Liban et de nombreux autres pays, descendent à Karbala pour commémorer le jour saint.

Des musulmans sunnites dans les provinces iraniennes du Kurdistan et du Sistan-Baloutchistan et dans d’autres provinces, ainsi que des fidèles d’autres confessions, comme les Arméniens, se joignent aux personnes en deuil chiites, distribuant de la nourriture gratuite dans un geste de solidarité.

Achoura est aussi une occasion d’unité lorsque des Iraniens de toutes les origines ethniques, y compris des Azerbaïdjanais, des Arabes, des Kurdes, des Lors, des Baloutches et des Turkmènes, la commémorent dans leurs langues et dialectes locaux.

Un jour avant l’Achoura, d’immenses masses en Iran et dans d’autres pays comme le Pakistan et le Yémen organisent des rituels de deuil le neuvième jour de Muharram pour marquer Tasu’a.

En Iran, les fidèles des villes et des villages à travers le pays écoutent les élégies racontant les tragiques événements de la bataille de Karbala, au cours de laquelle Imam Hussein et certains membres de sa famille et ses compagnons ont été brutalement martyrisés.

La bataille de Karbala entre un petit groupe de partisans et des proches de l'Imam Hussein et un détachement militaire plus important des forces du calife représente la guerre comme une guerre entre le bien et le mal.

** Traditions d'Achoura
Les cérémonies et les rituels comprennent généralement des processions de deuil qui descendent dans les rues et exécutent des rituels synchronisés consistant à battre leur poitrine ou à flageller leurs épaules avec de petites chaînes en harmonie avec le chant des éloges qui chante les tragédies de l'Achoura et les sacrifices faits par les martyrs.

Un autre rituel d’Achoura est ta’zieh, une pièce de théâtre iranienne qui raconte des événements religieux et des histoires historiques et mythiques. Chaque performance comprend les quatre composantes de la poésie, de la musique, de la chanson et du mouvement.
Les interprètes sont toujours des hommes et les rôles féminins sont joués par les hommes. Ta’zieh a été inscrite sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO en novembre 2010.

Les familles donnent de la nourriture par charité, emmènent leurs enfants apprendre à connaître l'imam Hussein, etc. En effet, ces jours-ci en Iran, les journées du Muharram sont devenues une période d’unité et d’harmonie, où les familles se sont réunies pour pleurer le troisième imam chiite et renforcer leur lien familial si important selon la doctrine religieuse.

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