Le président Rohani a affirmé qu'il n'avait pas l'intention de rencontrer Donald Trump

New York, 25 septembre, IRNA- Le président iranien Hassan Rohani a déclaré lundi à NBC News qu'il n'avait pas l'intention de rencontrer le président américain Donald Trump lors de sa visite à New York, affirmant que les Etats-Unis n'avaient employé que des menaces et des sanctions contre son pays.

«Il n'y a pas de tel programme pour une réunion», a déclaré Rohani dans une interview exclusive avec le présentateur «NBC Nightly News» Lester Holt, affirmant que les conditions n'étaient pas réunies pour des discussions.

Rohani, à New York pour la session annuelle de l’Assemblée générale américaine, a accusé les États-Unis d’adopter une position hostile envers l’Iran et de tourner le dos à la diplomatie après leur retrait unilatéral d’un accord nucléaire entre l’Iran et les puissances mondiales.

«Naturellement, si quelqu'un veut avoir une réunion et un dialogue et progresser dans les relations, il n'utiliserait pas des sanctions et des menaces contre un autre gouvernement et une autre nation », a déclaré Rohani.

«Cela signifie que la volonté nécessaire est absente pour résoudre les problèmes en suspens.»
Comme condition préalable à tout dialogue, le président Rohani a déclaré que les États-Unis devraient réparer les dégâts causés en quittant l’accord nucléaire de 2015. «Ce pont doit être reconstruit»

Rohani a déclaré que l’Iran resterait dans l’accord, connu sous le nom de Plan d’action global commun (PAGC), malgré le retrait de Washington, tant que les autres signataires resteraient dans l’accord.

Rohani a déclaré que son pays pourrait résister aux sanctions économiques américaines et a appelé les menaces de Washington pour étouffer les exportations de pétrole iranien une «promesse vide».

«Les Etats-Unis ne sont pas capables de mettre nos exportations de pétrole à zéro», a déclaré Rohani.

«C'est une menace vide de crédibilité. Peut-être que sur cette voie, nous subiront certaines pressions, mais les États-Unis n'atteindront certainement pas leur objectif », a-t-il souligné.

En ce qui concerne l'importance du détroit d'Ormuz pour les expéditions de pétrole en provenance du golfe Persique, il a déclaré :«Ce n'est pas un avertissement. C'est une réalité. Si la voie navigable du golfe Persique doit rester libre et sûre, elle doit le rester pour tout le monde. »

Rohani a défendu la présence de l'Iran en Syrie, affirmant que c'était à la demande du gouvernement de Damas, et que Téhéran était prêt à se retirer une fois qu'un règlement politique serait en place.

«Chaque fois que des terroristes sont vaincus en Syrie et que le terrorisme cesse d'exister en Syrie et quand le gouvernement syrien n'aura pluss besoin de nous, alors notre présence continue en Syrie n'aura aucun sens ni aucun but.»

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