Mettre fin à l'occupation est la seule solution équitable à la question palestinienne

New York, 30 septembre, IRNA - Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Gholam-Hossein Dehqani, a déclaré que, sans mettre un terme à l’occupation, la résolution du problème palestinien serait impossible.

M. Dehqani a fait ces remarques vendredi, tout en s'adressant à la réunion du comité ministériel du Mouvement des pays non alignés sur la Palestine.

La République islamique d’Iran est d’avis que sans prêter attention aux demandes légitimes du peuple palestinien, y compris l’exercice de son droit à l’autodétermination, la cessation de tous les actes d’agression et d’occupation à son égard, ainsi que le rétablissement de la justice et la dignité qui leur sont rendues, il serait impossible de trouver une solution juste à la crise, a-t-il déclaré.

Le texte intégral de l'adresse de Dehqani est le suivant:

Monsieur le président,

Tout d’abord, je voudrais exprimer les sincères remerciements de mon gouvernement au Gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela, en sa qualité de Président du Bureau de coordination du Mouvement des pays non alignés, pour la tenue de cette importante réunion du Comité ministériel de le NAM sur la Palestine.

Depuis sa création, le régime d’occupation a ignoré le droit international, défiant les décisions des institutions internationales, y compris tant de résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil de sécurité, et violé d’autres instruments juridiques internationaux les crimes de guerre, la politique d'apartheid, les violations massives et systématiques des droits de l'homme, le terrorisme d'Etat, l'expansion des colonies et le déplacement d'un plus grand nombre de Palestiniens. En outre, le régime d’occupation, en acquérant des armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive, est devenu un phénomène dangereux et problématique sur la scène internationale, qui menace clairement la paix et la sécurité internationales d’une manière absolument irresponsable.

En raison du non-respect par le régime d’occupation des lois et règlements internationaux pertinents, y compris les résolutions de l’ONU, la communauté internationale n’a pas encore été en mesure de trouver une solution juste à la crise. Les activités de colonisation illégales en expansion dans le territoire palestinien, qui constituent non seulement des violations graves de la quatrième Convention de Genève, mais aussi des crimes de guerre tels que définis par le Statut de Rome, ont démontré depuis longtemps que le régime israélien n’a jamais Palestiniens. En outre, sa soi-disant participation au processus de paix n'a été qu'un voile pour dissimuler sa politique d'agression et d'expansion. De nos jours et enhardi par les changements intervenus dans le paysage politique des États-Unis, il a simplement mis de côté ce voile et nié totalement tout droit de l'État palestinien sous le titre d'un «État juif».

La République islamique d’Iran est d’avis que sans prêter attention aux demandes légitimes du peuple palestinien, y compris l’exercice de son droit à l’autodétermination, la cessation de tous les actes d’agression et d’occupation à son égard, ainsi que le rétablissement de justice et dignité rendues à eux, il serait impossible de trouver une solution juste à la crise.

Nous condamnons la décision des États-Unis concernant Al-Quds le 6 décembre 2017 et rejetons ses conséquences, y compris la récente action des États-Unis visant à déplacer son ambassade à Al-Qods. Cette action constitue une grave violation des lois internationales et des résolutions de l’ONU. C’est clairement une agression illégale et immorale contre les droits du peuple palestinien et une action hautement provocatrice qui pousse la région du Moyen-Orient à de nouvelles violences et conflits. Le Gouvernement des États-Unis devrait être absolument responsable des conséquences de ses actes illégaux, en particulier de son soutien inconditionnel au régime israélien et de l’impunité totale dont il jouit en commettant de tels crimes contre le peuple palestinien et la région.

Avec d’autres membres du Mouvement des pays non alignés, nous condamnons fermement le récent massacre de manifestants palestiniens à la frontière de Gaza par le régime israélien, qui a entraîné la mort de plus de 170 civils et fait 18 000 blessés. À cet égard, nous nous félicitons de l’adoption de la résolution sur la protection de la population civile palestinienne à l’Assemblée générale, le 13 juin 2018, par la grande majorité des États membres de l’ONU. L’adoption de la résolution est considérée comme un pas important vers la réalisation des droits inaliénables du peuple palestinien et un moyen de tenir le régime israélien responsable de ses crimes de guerre contre le peuple palestinien, en particulier la population civile de Gaza.

En conclusion, une fois encore, je voudrais saisir cette occasion pour appeler tous les États membres du Mouvement des pays non alignés à insister sur notre détermination collective à soutenir la nation opprimée de Palestine et à réaffirmer notre engagement à les soutenir pleinement.

Je vous remercie.

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