26 nov. 2018, 21:12
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« L’accord nucléaire est à l’agonie », avertit Téhéran

Téhéran, 26 novembre, IRNA- Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré lundi que l'accord nucléaire est dans une situation difficile, affirmant que la levée des sanctions et les bénéfices économiques au profit de la population iranienne, prévues dans l’accord n’ont pas été réalisées.

Le Vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Arqachi qui s’exprimait lundi 26 novembre  à l’occasion du troisième séminaire des coopérations nucléaires Iran-Europe, à des fins pacifiques, a averti les Européens sur l’incertitude sur l’avenir de l’accord nucléaire qui se trouve dans une situation « délicate». 

« Réalisation diplomatique importante » c’est ainsi qu’a qualifié
Araqchi l’accord nucléaire

S’attardant sur le fait que l'Iran respecte pleinement ses engagements au titre de l'accord nucléaire conclu avec les grandes puissances en 2015, le diplomate a déclaré : « Tous les 13 rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique confirment le respect par l’Iran de ses engagements, pris dans le cadre de l’accord nucléaire.

L’Iran remplit sa part du contrat alors que la levée des sanctions, liées à son programme nucléaire, qui était une partie intégrante de cet accord n’a pas été réalisé et le peuple iranien attend toujours des retombées économiques ».

« La réimposition des sanctions par Washington a presque réduit à zéro les bénéfices attendues pour le peuple iranien », a averti le diplomate, avant de préciser qu’il ne s’agit pas d’un accord iranien, ni américain mais international signé par les membres du Conseil de sécurité dont la résolution 2231 vient en appui.

Araqchi a noté que le maintien du Plan global d’action commun (PGAC) est une tâche internationale et que la communauté internationale devrait prendre des mesures appropriées pour le mettre en œuvre.

Le diplomate iranien n’a pas manqué de saluer les efforts de l'Union européenne pour protéger l'accord historique.

«Cela montre que l'Europe est politiquement dans la bonne direction. Mais l’Iran veut des gestes concrets », a-t-il insisté.

Le 8 mai, le président américain Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire et le rétablissement des sanctions contre Téhéran. Les autres signataires du document international se sont vivement opposés à ce geste unilatéral et fustigé la réimposition
des sanctions contre Téhéran.

Quant aux partenaires européens de Washington, ils se sont dits décidés à rester engagés à l’accord.

Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne, a déclaré en septembre que les signataires de l'accord avaient l'intention de créer un mécanisme financier spécial anti-sanction pour amortir les restrictions américaines et aider l’Iran à bénéficier des retombées économiques de l’accord.

Araqchi a émis l’espoir de voir dans les plus brefs délais la mise en place du mécanisme européen anti-sanction, qui n’est toujours par prêts elons Européens.

Otre l’Iran les Européens sont les grands perdants de 'extraterritorialité du gendarme économique du monde, les Etats-Unis, t sont comme de coutume,  victimes de leur propre désunion.


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