8 déc. 2018 à 17:54
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Un couple d'artiste français fasciné par l'Iran et son peuple

Téhéran, 8 décembre, IRNA- L'artiste-photograpphe français Alain Ceccaroli, qui s'est rendu en compagnie de son épouse à Téhéran pour réaliser sa première exposition en Iran, se dit fasciné par la culture et l'hospitalité des Iraniens qui lui donne l'envie d'y revenir pour découvrir ce «magnifique pays».

Du 22 à 30 novembre 2018, la Maison des artistes de Téhéran a accueilli une exposition d’Alain Ceccaroli, artiste photographe français, à l'initiative de l’ambassade de France.

Alain Ceccaroli, a dévoilé pour une semaine « Entre errance et éternité» son expo-photo nature dans la métropole moderne de Téhéran.

Né au Maroc, Alain est à la fois un photographe de métier et un photographe passionné.

Les œuvres proposées à l’exposition ont transporté les visiteurs iraniens dans les Alpes suisses et françaises et les scènes des Pyrénées.

Soucieux de la qualité et de la pudeur de son expression, cette exposition qui se limitait à 20 tableaux, a su attirer l'œil des visiteurs iraniens.

Aucune distinction n'est à faire entre l'artiste et le personnage. D'une modestie désarmante, le photographe pyrénéen qui nous attendait assis au lobby de l’hôtel dédie sa réussite à son enfance passée au bord de la Méditerranée, porte d’entrée entre l’Occident et l’Orient, où il a travaillé régulièrement, mais aussi à sa femme Nasma, assise à ses côtés, souriante.  

Sur leur parcours artistique, les deux collègues ne s’attardent pas mais sur ce qu’ils ont vécu pendent leur court séjour en Iran, ils en parlent comme une interminable aventure.

Les photos de Ceccaroli, ont pris le chemin de l’étranger, il a exposé dans diverses villes en France, mais aussi en Suisse, en Belgique et en Grèce … et désormais en Iran.  

Avec ses « deux biens les plus précieux », son appareil à la main et sa femme il souhaite revenir dès que possible pour découvrir avec les yeux d'un simple touriste cette terre d’ailleurs, l’Iran, incomparable à l'image présentée par des médias mainstream politisés.   

Le couple artiste se dit agréablement touché par l’hospitalité des Iraniens qui sont « les plus accueillants du monde ».

Ils ont dit qu’ils n’ont jamais vu et vécu une telle hospitalité.  

« Nous ne voulions pas nous limiter à ce que nous lisons dans la presse ou nous entendons par les médias », a-t-il poursuivi.

« Nous voulions voir les choses dans leurs réalités. Nous savons que les Iraniens sont confrontés à de nombreux problèmes, mais nous devons dire que nous sommes à leurs côtés», a déclaré Madame Nasma.

Interrogée sur ce qu’elle pense sur ce qui se diffuse en ce moment par certains médias étrangers qui tentent de présenter l’Iran comme un pays dangereux, instable et sous-développé, la souriante Nasma qui vient de découvrir la « belle » et « calme » ville d’Ispahan, a déclaré : « Ce qui est certain, c’est que l’approche française est une approche coopérative vis-à-vis de l’Iran ».
Réagissant à cette question, Alain rappelle que les peuples et les gouvernements ne partagent pas forcément les mêmes idées et peuvent avoir des positions distinctes. »

« Nous sommes venus en Iran en tant qu'artiste pour voir la nature, l'architecture et pour rencontrer les gens », a-t-il encore déclaré.

Interrogé sur le rôle de la diplomatie culturelle dans le rapprochement des deux pays, plus précisément l’Iran et la France, l’intéressé a répondu :

« Cela pourrait être certainement efficace. Et c’est à cet effet que l’ambassade de France invite des artistes et des personnalités culturelles à venir en Iran ». « À mon avis, la diplomatie politique et culturelle sont complémentaire », a-t-il fait valoir.

Intéressé par l’image et le statut des femmes en Iran, Nasma indique que les femmes sont très présentes et efficaces sur diverses scènes dont artistique en Iran, (en nous désignant moi et ma collègue photographe du doigt avec un sourire sur la bouche).

« J’ai vu des scènes qui ne correspondent point avec des informations diffusées par les médias et j’en suis surprise », a-t-elle poursuivi.

De retour à Paris, le couple artiste semble toujours envoûté par son expérience iranienne.

Si différent l’Iran, si attirant aussi. Montesquieu en avait fait ses « Lettres persanes ». Une correspondance à reprendre, cette fois-ci par des artistes photographes, pourquoi pas !


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