En l'honneur du génie des maths iranienne, le 12 mai a été baptisé la «Journée des femmes en mathématiques»

Téhéran, 6 avril, IRNA - Union mathématique internationale à l'initiative du Comité de l’union mathématique des femmes iraniennes, a baptisé le jour anniversaire de la défunte Maryam Mirzakhani (12 mai) «Journée de la femme en mathématiques.

Professeur à l’université américaine de Stanford, le génie des maths Maryam Mirzakhani, avait été la première femme à recevoir la prestigieuse médaille Fields en 2014.

Spécialiste de la dynamique et de la géométrie des surfaces dites de Riemann, elle était la première et la seule femme jusqu'à présent à avoir remporté la médaille Fields, l’une des récompenses scientifiques les plus réputées, considérée comme le Nobel de la discipline.

Née en 1977 à Téhéran elle a été repérée dès l’âge de 17 ans lorsqu’elle remporte la médaille d’or aux Olympiades internationales de mathématiques.

Le génie des chiffres est recrutée quelques années plus tard par Harvard. Elle quitte alors son pays natal après avoir fini ses études dans le lycée de «Farzanegan-e Téhéran» ou «Les Génies de Téhéran». L'ancienne élève de l'Organisation nationale iranienne pour le développement des talents exceptionnels (ONDTE), a obtenu son bac+4 de la prestigieuse Université Technologie de Sharif avant de décrocher un doctorat en 2004 dans l'illustre université américaine Harvard, avec une thèse qualifiée de «chef-d’œuvre» par Stanford News.

Sa thèse avait été saluée à l’époque par ses professeurs et le milieu mathématicien. Elle passera successivement par Princeton puis Stanford où elle deviendra enseignante à l'âge précoce.

Très jeune, elle a été lauréate de la médaille d’or lors de deux Olympiades internationales de mathématiques, à Hong Kong en 1994 avec un score de 41 sur 42, et au Canada en 1995 avec un score parfait de 42 sur 42.
La jeune professeur a été également élu membre de l'American Philosophical Society (2015) et membre de l'US National Academy of Sciences (2016).

Ses champs de recherche incluent notamment la géométrie hyperbolique, la théorie de Grothendieck-Teichmüller, la théorie ergodique et la géométrie symplectique.

Cité par le professeur Mahdi Behzad, père de la science des graphes (une méthode mathématique), l'Iran est maintenant membre de l'Union des associations mathématiques du monde et est sur le point d'atteindre la quatrième place dans le monde des associations mathématiques.

L’accord de l’Union internationale des universités de mathématiques pour baptiser le jour anniversaire de Maryam Mirzakhani (12 mai), comme la «Journée mondiale de la femme en mathématiques» est l’une des dernières réalisations de l’Iran dans le domaine des mathématiques sur la scène internationale.

La nouvelle a été annoncée par Masoumeh Ebtekar, la vice-présidente iranienne chargée des affaires des Femmes et de la Famille, sur sa page Twitter.

Plusieurs organisations, dont l'Association européenne des femmes en mathématiques, l'Association mondiale des femmes en mathématiques, l'Association des femmes africaines en mathématiques, la Société des femmes indiennes et des mathématiques, ainsi que le Collectif de mathématiciennes au Chili, ont appuyé l'initiative iranienne.

Maryam est morte à l’âge de 40 ans, samedi 15 juillet 2017, des suites d’un cancer, aux Etats-Unis.
La triste disparition de cette fierté nationale, devient la une des médias iraniens qui lui ont unanimement redu hommage.

Le Président Rohani a salué à l'époque le rôle symbolique joué par Maryam Mirzakhani dans «la reconnaissance du talent des femmes et de la jeunesse iranienne à travers le monde».


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