Blacklistage : les tentatives US pour regénérer des groupes terroristes dans la région sont vaines (Zarif)

Téhéran, 12 avril, IRNA-Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, dans un tweet à l’adresse des « perdants de la guerre contre la terreur dans la région » a écrit : « Le jeu est terminé ! Fabriquer un faux-coupable n’a rien d’une baguette magique pour régler vos problèmes ».

Dans sa nouvelle réaction à la décision illégale et insensée des Etats-Unis d’avoir blacklister le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), une composante des forces armées iranienens, sur Twitter, jeudi soir, 11 avril, le chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif a déclaré à l’adresse des pays « perdants » ceux qui ont créé les premiers groupes terroristes Takfiri comme Daech dans la région pour assurer les intérêts intéressés de leurs maitres, que placer les forces anti-terroristes comme le CGRI sur leur liste des groupes terroristes ne peut pas les aider de ressusciter leur mercenaires terroristes.

« Les perdants de la guerre contre la terreur dans notre région ne peuvent pas effacer l’histoire. Viser le CGRI ne peut pas conduire à une renaissance de Daech et du Front al-Nosra, qui sont tous deux les éléments et les créatures mêmes de ces perdants », a-t-il poursuivi.

Il a ajouté: « Fin du jeu! Mesdames et Messieurs, il est temps de voir la réalité en face : vos recours à toutes les mauvaises était inutile et que fabriquer le coupable n’est pas une baguette magique à résoudre votre problème ».

Le tweet de Zarif était accompagné d’une image faisant référence à un article datant de 2014 publié dans le journal en ligne britannique The Independent, qui traitait du rôle de l’Arabie saoudite et de son « financement substantiel » à Daech lors de son invasion au nord de l’Irak.

Dans un autre tweet, le haut diplomate iranien a affirmé que « Daech aurait tenu deux capitales arabes et déployé une armée terroriste aux portes de l’Europe si le CGRI n’avait pas combattu aux côtés des peuples courageux d’Irak et de Syrie ».

Le secrétaire d’État américain a annoncé le lundi 8 avril que le nom du CGRI, une des composantes des forces armées iraniennes, serait inscrit sur la liste noire.

C’est la première fois que les États-Unis s’autorisent à blacklister la force armée d’un État sous prétexte de vouloir la soumettre à un régime de sanctions.

Les représailles n'ont pas tardé. Le Conseil suprême de sécurité iranien a désigné le même jour les forces militaires américaines en Asie de l'ouest (CENTCOM) comme organisation terroriste.

Les soldats américains doivent désormais dormir debout. Le geste insencé, lourd de conséquences dangereuses, comme l'a averti l'Iran, les expose littéralement aux représailles de l’Iran. Le Conseil suprême de la sécurité nationale d’Iran a décrété l’État américain « parrain du terrorisme » et a fait du CENTCOM et de ses bases dans la région une « cible terroriste à abattre » tout en rendant les États-Unis «responsables» des conséquences ultra périlleuses que le « blacklistage » de la force armée étatique du CGRI, dont le bilan dans la lutte anti-terroriste est extra brillant dans la région, pourrait générer dans sa foulée.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a accusé dimanche les dirigeants américains de « conduire les États-Unis dans un bourbier » en agissant pour le compte des «conspirateurs».



Suivez l'IRNA sur Twitter @Irnafrench
9468**