Mardi de décapitations et crucifixions en Arabie: Zarif fustige le silence de mort en Occident

Téhéran, 25 avrils, IRNA- Réagissant à un mardi noir dans l'histoire de l’Arabie Saoudite, marqué par le plus grand nombre d'exécutions jamais réalisées en un seul jour depuis le 2 janvier 2016, date à laquelle le régime a décapité le leader des chiites, Cheikh Nimr al-Nimr, le ministre iranien des Affaires étrangères a fustigé le silence observé, face à ces crimes, par l’occident, à sa tête le gouvernement américain, et l’immunité de l’Arabie des Salmane, l’auteur tranquille de 37 décapitations et crucifixions en un jour, face à ses crimes.

Alors que l’onde de choc de l'assassinat du journaliste dissident saoudien, Jamal Khachghchi, ne s’est pas encore estompée et que la communauté internationale attend toujours les détails de ce meurtre politique barbare, 37 citoyens saoudiens ont été décapités mardi en masse, version de l’Arabie de Salmane, dont 33 chiites, accusés de « terrorisme ».

Parmi ces 37 personnes décapitées figure un jeune homme de 18 ans que le régime de Riyad accuse d'« activités terroristes ».

Le ministère saoudien de l'Intérieur a prétendu que ces hommes avaient « créé des cellules terroristes pour porter atteinte à la sécurité, semer le chaos et provoquer des conflits sectaires », terme utilisé à chaque nouvelle vague de répression sanglante contre les opposants et la minorité chiite.

Au nombre de 32 chiites décapités, figurent des séminaristes des écoles religieuses, de simples usagers des réseaux sociaux, des lycéens.

Les décapitations ont eu lieu dans six villes du royaume dont deux villes saintes où il est conseillé de ne pas verser de sang: la capitale Riyad, les villes saintes de La Mecque et de Médine, al-Qassim (centre), Asir (sud) et ach-Charqiya (est) du peuplement chiite minoritaire.

Ces abominables exécutions ont eu lieu quelques mois après le meurtre du journaliste dissident Khashoggi et trois an après l’exécution en un jour de 47 citoyens dont le leader des chiites saoudien, Cheikh Nimr, que l'administration US et ses alliés européens ainsi que les lobbyistes pro-israéliens de Riyad ont réussi à faire disparaitre de l’actualité, à coup de pétrodollars et de contrats alléchants et d’autres intérêts intéressés.

Alors que les puissances mondiales ont gardé le mutisme devant les crimes de l'Arabie saoudite, ce riche pays pétrolier, et les décapitations et même crucifixions quelques jours après les célébrations de Pâques, Javad Zarif a réagi au drame et note : « L’adhésion à l’équipe B (Bolton, Ben Salman, Ben-Zayed et Benyamin Netanyahou, immunise tout crime ».



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