Les sanctions américaines sont une « violation flagrante des droits humains » (Téhéran)

Téhéran, 2 mai, IRNA – « Le terrorisme économique que les Etats-Unis mènent contre l’Iran est une violation flagrante des droits de l’homme et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Moussavi.

Selon le diplomate iranien, le régime américain ne croit pas aux droits de l'homme et n'a pas le droit de se poser en défenseur des droits humains.

Abbas Moussavi a également qualifié de honteux le silence de mort américain sur l'exécution de 37 dissidents politiques et minorités religieuses en Arabie saoudite.

Il a exprimé son indignation devant la position antagoniste ouvertement déclarée par le gouvernement américain envers Riyad, selon laquelle il vend les droits de l'homme en échange des pétrodollars saoudiens. « La Maison Blanche instrumentalise actuellement les questions de droits de l'homme pour des intérêts politiques et économiques », a-t-il ajouté.

Exprimant son aversion pour le terrorisme économique américain contre l’Iran, M. Mousavi a déclaré que la Maison Blanche violait les droits économiques, sociaux et culturels de l’Iran inscrits qui sont légitimes et élémentaires au nom des pactes et des lois onusiens.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, dénonçant la violation des droits des minorités, le course aux armements et l'exportation de milliards de dollars d'armes vers des pays qui tuent et répriment des civils dans d'autres pays, la torture de prisonniers dans des prisons dangereuses et des sanctions unilatérales à l'encontre des nations, a déclaré que ces mesures sont des exemples manifestes de la violation des droits de l'homme avant d’exhorter Washington à changer de cape et à réviser sa politique.

« Après avoir fermé les yeux sur le démembrement d’un journaliste (Jamal Khashoggi), pas un mot du gouvernement Trump quand l’Arabie saoudite décapite 37 hommes en une journée, allant jusqu’à crucifier un homme deux jours après Pâques », a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif sur Twitter.

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