L’Inde, la Chine et la Turquie continueront à acheter du pétrole iranien

Téhéran, 7 mai, IRNA- Un analyste du secteur de l'énergie au Center Strategic & International Studies de Washington estime que les trois gros clients du pétrole iranien continueront encore à en importer malgré l'interdiction des USA.

Selon Frank Verrastro, l'analyste du secteur de l'énergie au Center Strategic & International Studies de Washington, Pékin pourrait également essayer de continuer à importer du brut iranien en contournant le système financier américain et le régime des sanctions. Il a ajouté que la Chine pourrait négocier avec l’Iran, permettre à l’Iran de rembourser ses emprunts avec du pétrole ou effectuer des achats de brut iranien en dollars autres que le dollar américain.

D'après Manoj Joshi, analyste en affaires stratégiques indiennes de l'Observer Research Foundation de New Delhi, l’interdiction américaine d’exportation de pétrole iranien posera à l'Inde un défi non seulement économique, mais aussi politique.

«Cela nous met dans une position très délicate», a déclaré Joshi dans un entretien jeudi, soulignant que cette décision nuirait aux relations de l'Inde avec l'Iran. «Les États-Unis sont peut-être notre partenaire, mais nous ne pouvons concilier nos intérêts respectifs. Que faites-vous quand il n'y a pas d'options?

Hakki Uygur, directeur par intérim du Centre d’études iraniennes à Ankara, a dit qu'il faut attendre de voir ce que font la Chine et l’Inde, les plus gros clients de l’Iran, avant de décider de continuer à importer du pétrole iranien.

Il a déclaré que si la Chine et l'Inde maintenaient leurs récents niveaux d'importations, la Turquie pourrait faire de même.



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