8 mai 2019, 23:18
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L’Iran ne cherche pas la confrontation (Zarif)

Téhéran, 8 mai, IRNA- Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif, a affirmé mercredi que l'Iran ne cherchait pas la confrontation, mais a souligné que les Etats-Unis devraient renoncer à leur politique «dangereuse».

Les Américains tentent de créer le chaos dans la région, comme il ressort clairement de leurs actions, a déclaré mercredi à Moscou le ministre iranien des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue russe, Sergueï Lavrov.

Ils ont perturbé, selon le ministre iranien, l'ordre dans la région et maintenant personne ne croit les affirmations sans fondement de Washington.
Ces remarques interviennent quelques heures à peine après que le président iranien Hassan Rohani a annoncé que Téhéran, dans un geste de réciprocité, un an, jour pour jour, après le retrait illégal et unilatéral des Etats-Unis de Trump de l'accord de 2015, cesserait d'appliquer certains de ses engagements au titre de l'accord, connu officiellement sous le nom de Plan d'action global commun (PAGC).

Rohani a déclaré que la décision avait été prise après un an d'inactivité des signataires européens de l'accord qui s'étaient engagés à élaborer des mécanismes pour neutraliser les effets néfastes du retrait américain sur les intérêts de l'Iran.

L’Iran a donné un délai de 60 jours aux signataires européens pour modifier la situation; sinon, Téhéran prendrait davantage de mesures sur ses engagements au titre de l'accord.

Rohani, cependant, a souligné que la décision de l'Iran ne revient pas à quitter le PAGC.

Faisant référence aux cas de dialogue que l'Iran a engagés ou soutenus pour résoudre des problèmes controversés de la communauté internationale, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré, «Nous avons réussi à résoudre les problèmes nucléaires et syriens ainsi qu'à Astana (l'ancien nom de la capitale du Kazakhstan). Les négociations se sont concrétisées grâce aux efforts déployés».

Mais ce sont les Américains qui ont empêché la constitution du Comité constitutionnel syrien en décembre, a-t-il noté. Les efforts déployés par les ministres des Affaires étrangères russe et turc sur la question ouvrent la voie à un accord entre le gouvernement syrien et les oppositions, mais les États-Unis et quelques autres pays l'ont empêché, a déclaré le haut diplomate iranien.

«Par conséquent, ce sont les Etats-Unis qui devraient abandonner leurs politiques dangereuses dans la région», a déclaré Zarif. «L'Iran a toujours été prêt à discuter avec la communauté internationale et a toujours essayé de résoudre les problèmes par le dialogue».

«Au cours de notre histoire de civilisation urbaine vieille de 7 000 ans, nous n’avons jamais poursuivi cette politique par le biais de guerres ou d’hypocrisie. Plutôt, nous avons toujours suivi la politique par résistance et par négociation.»



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