Désengagement, sanctions et pressions extrarégionales US : Paris invite Téhéran à la retenue

Téhéran, 9 mai, IRNA-La diplomatie française invite par la voix de son porte-parole, Téhéran à continuer de respecter l’ensemble de ses obligations nucléaires et à éviter tout geste qui alimente une escalade.

«Il importe d'éviter toute action qui empêcherait la mise en œuvre de leurs obligations par les parties aujourd'hui engagées dans l'accord ou qui alimenterait une escalade», a indiqué dans une déclaration le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Olivier Gauvin.

«La France reste déterminée à travailler en faveur de la préservation et du maintien des circuits financiers et des exportations de l'Iran, conjointement avec les pays tiers intéressés», indique encore le ministère », a dit le porte-parole du Quai d’Orsay.

Ces déclarations depuis Quai d’Orsay interviennent alors que Washington a instauré de nouvelles sanctions à l'encontre de l'Iran, visant cette fois les explorations m’étales du pays, selon une nouvelle signature, le mercredi 8 mai de Donald Trump, l’homme qui a déchiré l’année dernière jour pour jour , le Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien (PGAC) signé en 2015 après au moins 21 mois de la diplomatie négociée, sous son prédécesseur démocrate, Barack Obama, entre Téhéran et la communauté internationale.

Le Président Hassan Rohani a adressé mercredi 8 mai, date anniversaire du retrait illégal et unilatéral des Etats-Unis de Trump de l’accord international nucléaire, un courrier aux pays signataires du PGAC, leur donnant 60 jours pour revenir à la table des négociations concernant les sanctions économiques. Sinon, Téhéran reprendra l'enrichissement de l'uranium.

Le haut diplomate, Mohammad Javad Zarif, a exhorté les partenaires engagés dans le Document à saisir une opportunité qui risque de se refermer aussi tôt et Abbas Araqchi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré que Téhéran se retirerait progressivement de l'accord sur le nucléaire iranien si ce dernier n’assure pas les intérêts de l’Iran.

«Nous placerons à l'ordre du jour la sortie du PGAC et cette sortie sera effectuée par étapes», a-t-il indiqué sur son canal Telegram, cité par IRIB.

Dans une nouvelle position basée sur le « langage juridique » et l’Etat du droit, selon les mots tenus par le Président Rohani, l'Iran a annoncé le 8 mai qu'il cessait d'appliquer , au nom des articles 26 et 36 du PGAC, plusieurs points de l'accord, notamment ceux qui ont trait à ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi. Il a souligné qu'il ne se sentait plus lié par les limitations imposées par le document.

En mai 2018, le Président Donald Trump violant la résolution 2231 du Conseil de sécurité liée au PGCA, a annoncé le retrait unilatéral des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, de même que le rétablissement des sanctions contre l'Iran, y compris celles qui touchent les pays commerçant avec Téhéran dans le cadre de ces sanctions ayant de vastes effets extrarégionales. Certaines de ces sanctions ont été rétablies le 7 août 2018, tandis que d'autres sont entrées en vigueur le 5 novembre dernier.

Le 22 avril 2019, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, avait annoncé que Washington mettrait également fin dès le 2 mai aux dérogations qui permettaient encore aux pays exportateurs du pétrole, dont la Chine, l'Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, l'Italie et la Grèce, d'importer du brut iranien.

A cela s’ajoute de nouvelles sanctions portant sur certains métaux, l’une des sources importante des revenues nationale iranienne.



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