Le directeur politique aux A.E. britanniques en visite officielle à Téhéran

Le directeur politique aux affaires étrangères britanniques, Richard Moore, a quitté ce jeudi Londres pour Téhéran pour une visite officiel et s’entretenir avec les autorités iraniennes de dernières évolutions liées à l’accord nucléaire, ont annoncé les ambassadeurs respectifs des deux pays.

La visite intervient un jour après l'annonce par le Président Hassan Rohani d'une réduction de la mise en œuvre des engagements de l'Iran et la fixation d’un délai de 60 jours à l'Europe pour respecter pleinement ses engagements envers l’Iran prévu dans l’accord nucléaire.

Une décision « bien calculée » et une intervention chirurgicale pour reprendre les mots du Président Rohani, qui visent selon Téhéran à « rétablir l'équilibre entre ses droits et ses engagements en vertu des articles 26 et 36 du Plan global d'action commun, PGAC ».

L'ambassadeur d’Iran à Londres, Hamid Ba'idinejad, a écrit sur sa page Twitter: « Richard Moore, Vice-ministre britannique des Affaires étrangères, s'est rendu à Téhéran à la tête d'une délégation politique pour discuter des dernières évolutions liées aux relations bilatérales, régionales et internationales.

L'ambassadeur britannique à Téhéran, Rob Macaire, a pour sa part qualifié, toujours sur Twitter, d’ « important » la visite du diplomate à Téhéran avant de réitéré sur le fait que la Grande-Bretagne continue à soutenir le PGAC jusqu'à ce que l'Iran réalise ses obligations nucléaires.

« Lors de la visite du directeur politique aux affaires étrangères britanniques à Téhéran, « des discussions productives ont eu lieu entre les deux parties sur la sécurité au Yémen et en Afghanistan, ainsi que des relations bilatérales », a-t-il ajouté.

Mercredi, à l'occasion de l'anniversaire du retrait unilatéral et illégal des États-Unis du PGAC, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que Téhéran arrêterait la mise en œuvre de deux obligations, au nom des articles 26 et 36 de l'Accord nucléaire, et cela pour un délai de 60 jours.

Téhéran reprendra les travaux sur l'enrichissement de l'uranium et la modernisation du réacteur à Arak, si les participants du PGAC ne remplissent pas leurs obligations réciproques.

À cet égard, les autorités iraniennes, en particulier le président Hassan Rohani, ont souligné que le pays poursuivrait ses activités nucléaires à des fins civiles et continue à respecter ses obligations et tout en les réduisant partiellement en vertu de ces deux articles.

Le président américain Donald Trump a annoncé en mai dernier que Washington se retirait de l'accord international nucléaire avec l'Iran réimposant toutes sortes des régimes de sanctions contre l'Iran.

Il a rétabli en novembre 2018, un embargo contre le secteur pétrolier iranien. Des restrictions successifs à des effets extrarégionaux qui touchaient également les clients et les pays qui faisaient du commerce avec l'Iran.

Selon Majid Takht Ravanchi, l’ambassadeur et le représentant permanent d’Iran, auprès des Nations unies, ce délai de 60 jours est « un teste pour la volonté politique de l’Europe » qui fait l’objet des pressions anti-iraniennes de son allié américain.



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