JCPOA : l’Europe contre toute intensification du différend avec l'Iran (Merkel)

Téhéran, 10 mai, IRNA - La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré jeudi que l'Union européenne voulait éviter l'intensification des différends avec l'Iran au sujet du programme nucléaire.

Merkel a ajouté que Téhéran doit admettre que ses intérêts sont liés à l'engagement continu du pays à l’accord sur le nucléaire, rapporte la chaîne Euronews.

Un peu plus tôt, le président français, Emanuel Macroen, invitant l’Iran à la retenue au sujet de l’accord nucléaire, a déclaré: « Nous devons, tous, faire en sorte que l’Iran reste dans l’accord sur le nucléaire ».

« L'Iran doit rester dans cet accord et nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garantir qu'il restera », a déclaré M. Macaon.

Mercredi, à l'occasion de l'anniversaire du retrait unilatéral et illégal des États-Unis du PGAC, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que Téhéran arrêterait la mise en œuvre de deux obligations, au nom des articles 26 et 36 de l'Accord nucléaire, et cela pour un délai de 60 jours.

Téhéran reprendra les travaux sur l'enrichissement de l'uranium et la modernisation du réacteur à Arak, si les participants du PGAC ne remplissent pas leurs obligations réciproques.

À cet égard, les autorités iraniennes, en particulier le président Hassan Rohani, ont souligné que le pays poursuivrait ses activités nucléaires à des fins civiles et continue à respecter ses obligations et tout en les réduisant partiellement en vertu de ces deux articles.

L'Agence iranienne de l'Energie atomique (OIEA) a déclaré jeudi par la voix de son porte-parole, que les mesures qu'elle avait adoptées en réponse au retrait de Washington ne violaient pas l'accord et visaient à rétablir l'équilibre entre ses droits et ses engagements en vertu des articles 26 et 36 du Plan global d'action commun, PGAC.

Le président américain Donald Trump a annoncé en mai dernier que Washington se retirait de l'accord international nucléaire avec l'Iran réimposant toutes sortes des régimes de sanctions contre l'Iran.

Il a rétabli en novembre 2018, un embargo contre le secteur pétrolier iranien. Des restrictions successifs à des effets extrarégionaux qui touchaient également les clients et les pays qui faisaient du commerce avec l'Iran.

Réagissant au nouveau langage juridique de l'Iran, les pays européens impliqués dans l'accord international sur le nucléaire iranien , Allemagne, France et Royaume-Uni, ainsi que l'Union européenne ont, une fois de plus, affiché jeudi leur soutien politique au PGAC tout en disant «Non de l'Iran», qui leur a donné 60 jours pour assurer ses intérêts prévus dans l'accord, mais restés sans réponse, depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis de Trump, il y a un an, du document multilatéral.



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