11 mai 2019, 11:24
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Rosatom reste engagé dans ses projets en Iran, assure le DG

Téhéran, 11 mai, IRNA- Le projet de Rosatom de construire des centrales nucléaires à Bushehr n'est pas affecté par les tensions actuelles autour des sanctions américaines contre l'Iran, a assuré vendredi son directeur général.

En réponse à la question de savoir si les dernières évolutions autour de l'accord nucléaire avec l'Iran affecteront les projets nucléaires dans ce pays, le directeur général de Rosatom, Alexey Likhachov, a déclaré à: «la Russie est toujours engagée. Rosatom a toujours respecté et respecte toutes ses obligations dans tous ses projets internationaux.»

L'Iran et la Russie ont signé un contrat pour la construction de deux nouvelles unités dans la centrale nucléaire de Bushehr en novembre 2014. Les deux unités seront construites par Atomstroyexport.

Le ministère russe des Affaires étrangères a publié ce jeudi 9 mai une déclaration dans laquelle il a dit prêt Moscou pour la construction de la centrale atomique de Bouchehr et l’adaptation des installations de Fordou pour d’autres projets conjoints entre les deux pays.

Mercredi, à l'occasion de l'anniversaire du retrait unilatéral et illégal des États-Unis du PGAC, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que Téhéran arrêterait la mise en œuvre de deux obligations, au nom des articles 26 et 36 de l'Accord nucléaire, et cela pour un délai de 60 jours.

Téhéran reprendra les travaux sur l'enrichissement de l'uranium et la modernisation du réacteur à Arak, si les participants du PGAC ne remplissent pas leurs obligations réciproques.

À cet égard, les autorités iraniennes, en particulier le président Hassan Rohani, ont souligné que le pays poursuivrait ses activités nucléaires à des fins civiles et continue à respecter ses obligations et tout en les réduisant partiellement en vertu de ces deux articles.

L'Agence iranienne de l'Energie atomique (OIEA) a déclaré jeudi par la voix de son porte-parole, que les mesures qu'elle avait adoptées en réponse au retrait de Washington ne violaient pas l'accord et visaient à rétablir l'équilibre entre ses droits et ses engagements en vertu des articles 26 et 36 du Plan global d'action commun, PGAC.

Le président américain Donald Trump a annoncé en mai dernier que Washington se retirait de l'accord international nucléaire avec l'Iran réimposant toutes sortes des régimes de sanctions contre l'Iran.

Il a rétabli en novembre 2018, un embargo contre le secteur pétrolier iranien. Des restrictions successifs à des effets extrarégionaux qui touchaient également les clients et les pays qui faisaient du commerce avec l'Iran.

Réagissant au nouveau langage juridique de l'Iran, les pays européens impliqués dans l'accord international sur le nucléaire iranien , Allemagne, France et Royaume-Uni, ainsi que l'Union européenne ont, une fois de plus, affiché jeudi leur soutien politique au PGAC tout en disant «Non de l'Iran», qui leur a donné 60 jours pour assurer ses intérêts prévus dans l'accord, mais restés sans réponse, depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis de Trump, il y a un an, du document multilatéral.


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