L'opérationnalisation de l'INSTEX: les efforts se poursuivent (l'Allemagne)

Téhéran, 11 mai, IRNA- Le groupe E3 (France, Allemagne et Grande-Bretagne) travaille d'arrache-pied pour rendre opérationnel le mécanisme financier appelé INSTEX, le 31 janvier 2019, destiné à faciliter les transactions avec l’Iran sans recourir au dollar, a déclaré Maria Adebahr, porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères.

Lors d'une conférence de presse à Berlin, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Adebahr, a réaffirmé l'attachement de l'Allemagne à l'accord nucléaire avec l'Iran et a appelé Téhéran à poursuivre la mise en œuvre intégrale de cet accord.

«Nous travaillons intensément pour rendre l'INSTEX opérationnel», a-t-elle déclaré, évoquant le mécanisme mis en place par l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni en janvier, afin de poursuivre les échanges commerciaux avec l'Iran malgré les sanctions imposées par les États-Unis.

Adebahr a fait valoir que le mécanisme ne pouvait pas encore être réalisé en raison de la nature très complexe du problème et des attentes de la part de la partie iranienne.

L'INSTEX a également besoin d'une structure miroir en Iran, qui doit être réalisée par la partie iranienne, a-t-elle ajouté.

Adebahr a souligné que les deux structures devraient respecter les normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
«Nous poursuivons nos discussions avec la partie iranienne à ce sujet », a-t-elle déclaré.

Le retard dans l'opérationnalisation du canal de paiement de l'INSTEX a suscité de vives critiques de la part de l'Iran. Téhéran a annoncé mercredi qu'il pourrait abandonner une partie de l'accord nucléaire en raison de promesses non tenues.

L’accord, également connu sous le nom de Plan d’action global commun (JCPOA), a été signé entre l’Iran et la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Allemagne.
L’année dernière, le président américain Donald Trump s’est retiré unilatéralement de l’accord et a intensifié la pression sur Téhéran en réimposant les sanctions visant les secteurs énergétique et bancaire du pays.



Suivez l'IRNA sur Twitter @Irnafrench
9422**