13 mai 2019 - 16:42
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Nous voulons que l’Iran reste dans le  JCPOA (Le Drian)

Téhéran, 13 mai, IRNA- Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a insisté sur le maintien de l'Iran dans l'accord sur le nucléaire 2015 abandonné unilatéralement par les Etats-Unis.

Selon les médias internationaux, Jean-Yves Le Dyryn a qualifié de « mauvaise réaction », lundi et avant la réunion des ministres des A.E. de l’Union européenne, à Bruxelles, l’ultimatum de 60 jours de l’Iran donné aux membres signataires du Plan global d’action commun sur le nucléaire (JCPOA).

Disant « préoccupées » la France et l’Union européenne par le nouveau cap nucléaire de l’Iran, le haut diplomate français a ajouté dans un contexte de l’escalade de tensions et en dépit du durcissement des sanctions américaines contre l'Iran, et à l’issu des discussions effectuées entre les ministres européens des A.E. et la Responsable de la politique extérieure de l’UE, Federica Mogherini, qu'ils insistaient sur le maintien de l’Iran dans le JCPOA.

Selon IRNA, citant des sources bien informées, Mike Pompeo, en abrégeant sa visite en Russie, a fait escale ce lundi à Bruxelles pour discuter avec les ministres hauts diplomates européens sur l'Iran et d'autres sujets, avant de se rendre demain mardi à Sotchi pour rencontrer de hauts responsables russes.

Il s’agit de la première réunion des ministres européens des A.E. après l’ultimatum nucléaire de l’Iran.

Mercredi, à l'occasion de l'anniversaire du retrait unilatéral et illégal des États-Unis du JCPOA, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que Téhéran arrêterait la mise en œuvre de deux obligations, au nom des articles 26 et 36 de l'Accord nucléaire, et cela pour un délai de 60 jours.

Téhéran reprendra les travaux sur l'enrichissement de l'uranium et la modernisation du réacteur à Arak, si les participants du JCPOA ne remplissent pas leurs obligations réciproques.

À cet égard, les autorités iraniennes, en particulier le président Hassan Rohani, ont souligné que le pays poursuivrait ses activités nucléaires à des fins civiles et continue à respecter ses obligations et tout en les réduisant partiellement en vertu de ces deux articles.

L'Agence iranienne de l'Energie atomique (OIEA) a déclaré jeudi par la voix de son porte-parole, que les mesures qu'elle avait adoptées en réponse au retrait de Washington ne violaient pas l'accord et visaient à rétablir l'équilibre entre ses droits et ses engagements en vertu des articles 26 et 36 du Plan global d'action commun, JCPOA.

Le président américain Donald Trump a annoncé en mai dernier que Washington se retirait de l'accord international nucléaire avec l'Iran réimposant toutes sortes des régimes de sanctions contre l'Iran.

Il a rétabli en novembre 2018, un embargo contre le secteur pétrolier iranien. Des restrictions successifs à des effets extrarégionaux qui touchaient également les clients et les pays qui faisaient du commerce avec l'Iran.

Réagissant au nouveau langage juridique de l'Iran, les pays européens impliqués dans l'accord international sur le nucléaire iranien , Allemagne, France et Royaume-Uni, ainsi que l'Union européenne ont, une fois de plus, affiché jeudi leur soutien politique au JCPOA tout en disant «Non» à l'Iran, qui leur a donné 60 jours pour assurer ses intérêts prévus dans l'accord, mais restés sans réponse, depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis de Trump, il y a un an, du document multilatéral.



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