14 mai 2019, 08:46
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Londres qualifie de « vital » le JCPOA

Londres, 14 mai, IRNA-Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a qualifié, lundi, de « vital » le Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien (JCPOA) qui empêcherait selon ses mots, « la prolifération de l’une des armes les plus dangereuses dans la région la plus instable du monde », à l’issu de la réunion des Chefs de la diplomatie européennes, à Bruxelles.

Le ministre britannique des A.E. Jeremy Hunt publiant lundi 13 mai, un message sur Twitter s’est dit préoccupé, tout comme ses homologues européens, par l’escalade de tension dans la région.

Le ministre britannique des Affaires étrangères a réitéré sur l’impératif du respect par l’Iran de tous ses engagements prévus dans l’accord nucléaire.

C'est à l'AIEA d'établir le respect par l'Iran de ses engagements, ce que l'Agence a fait dans 14 rapports consécutifs trimestriels.

Il y a un an, les États-Unis de Trump, se sont retirés, unilatéralement, illégalement et bien tranquillement, de l’accord emblématique et plurilatéral, sur le programme nucléaire iranien (Violation de l’article 2231 du Conseil de sécurité liée au JCPOA), et a réimposé tous les régimes de sanctions à l’Iran, provoquant ainsi 12 mois de joutes diplomatiques et de tensions géopolitiques.

Entouré par les journalistes, Hunt évoque avant le début de la réunion ministérielle d’hier à Bruxelles, les tensions croissantes entre l'Iran et les États-Unis, appelant les deux parties à faire preuve de retenue.

« Nous sommes très préoccupés par le risque d’un conflit militaire entre les parties, provoqué par hasard », a-t-il prévenu lundi.

Il s'agit de la première réunion des Européens après l'ultimatum de 60 jours donnée par Téhéran à ses partenaires européens engagés dans l'accord nucléaire.

Faisant l’objet des pressions de leur allié américain, les pays européens impliqués dans le dossier du nucléaire iranien, Allemagne, France et Royaume-Uni, ainsi que l'Union européenne n’ont toujours pas fait des pas concrets et efficace, pour préserver le texte après le désengagement américain et répondre aux intérêts économiques de l’Iran prévus dans l’accord nucléaire.

Depuis le retrait US une collaboration normale n’a jamais pu avoir lieu entre Téhéran et ses partenaires du JCPAO.
Pour les Iraniens le retrait du JCPOA des Américains s'expliquait par leur volonté de poursuivre leur politique hostile et agressive à l'égard du peuple iranien et que les États-Unis ont compromis leur réputation internationale».

Après un an marqué par le durcissement de sanctions et la « pression à maximale » du Président milliardaire américain contre l’Iran et par l’absence d’une réaction concrète d’autres signataires du JCPOA, dont notamment la partie européenne, Téhéran pose ses conditions à son maintien dans l'accord, notamment en appelant les signataires européens à satisfaire ses exigences en matière d'économie en leur donnant un délai de 60 jours.
L’Iran attend désormais que ses partenaires dans l’accord nucléaire remplissent à leur tour tous leurs engagements.

Dans son nouveau cap nucléaire l’Iran insiste « L’accord doit être préservé tant que les intérêts de la population iranienne l'exigent ».

Le 8 mai 2019, à l'occasion de l'anniversaire du retrait des États-Unis de l’accord international nucléaire, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que dans les 60 jours, Téhéran arrêterait la mise en œuvre de 2 obligations en vertu des articles 26 et 36 du JCPOA. Téhéran reprendra les travaux sur l'enrichissement de l'uranium et la modernisation du réacteur à Arak, si les participants à la JCPOA ne remplissent pas leurs obligations. La réduction partielle « légale juridiquement » d'un certain nombre d'obligations prévues dans l’Accord, en vertu des articles 26 et 36 du texte, était le premier geste de l’Iran face au désengagement à l’international américain et au manque d'engagement des pays européens à tenir leurs promesses.

Le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien a amené la communauté internationale à une importante conclusion: les États-Unis sont un pays qui se met à la table des négociations, signe des accords, mais refuse de les respecter et viole les lois internationales. Cela ne concerne pas uniquement l'accord sur le nucléaire iranien. Pendant les deux dernières années, depuis la venue de Donald Trump à la Maison-Blanche, les États-Unis ont renoncé à nombre de leurs engagements et de protocoles internationaux. Ainsi, le JCPOA n'est que l'un d'entre eux.


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