18 mai 2019, 00:46
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Sauver l'accord nucléaire, «un devoir international» (Zarif)

Pékin, 18 mai, IRNA-En visite à Pékin, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que sauver le Plan global d'action commun sur le nucléaire iranien(PGAC) est «un devoir international» avant de souligner que si la communauté mondiale voit en accord de 2015 une réalisation importante, elle doit prendre des mesures concrètes pour le sauver.

«Si la communauté internationale et les autres pays membres de l'accord, ainsi que nos amis comme la Chine et la Russie, veulent sauver cette réalisation, ils doivent s'assurer par des actes concrets que les Iraniens bénéficient du PGAC», a déclaré le haut diplomate, Mohammad Javad Zarif, vendredi le 17 mai à son arrivée à l'aéroport de Pékin pour une visite officielle.

Le Chef de la diplomatie a déclaré que les mesures attendues par Téhéran incluent la normalisation des liens économiques avec la République islamique. Il a ajouté que sauver l'accord nucléaire est un devoir de la communauté internationale.

La semaine dernière, l'Iran a suspendu certains de ses engagements dans le cadre de l'accord et en réponse au retrait unilatéral et illégal des États-Unis du PGAC il y a un an. Le retrait de Washington a rétabli les sanctions qui avaient été levées en vertu de l’accord.

Les mesures iraniennes ont été prises conformément aux articles 26 et 36 de l’accord de Vienne et sont compatibles avec le maintien de l’Iran au sein de ce pacte.

Dans son nouveau cap nucléaire basé sur un langage juridique loin des indulgences diplomatiques et amicales du passé, Téhéran exige que les signataires restants honorent pleinement leurs obligations prévues dans l'accord et contribuent par des gestes concrets à lever les sanctions sur son système pétrolier et bancaire.
Après un séjour au Japon, Mohammad Javad Zarif a évoqué vendredi avec son homologue chinois Wang Yi l'avenir de l'accord.

Avec l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et la Russie, le gouvernement chinois est l'un des partenaires de l'Iran encore parties à cet accord après le retrait américain. Pékin et Téhéran entretiennent de longue date des relations étroites, notamment dans le secteur de l'énergie.

La Maison-Blanche a récemment annoncé dans un communiqué que le président américain, Donald Trump, avait décidé de mettre fin aux exemptions permettant à huit pays l’achat de pétrole iranien, afin de « porter à zéro les exportations » de brut iranien.


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