Yémen: Téhéran condamne les nouveaux crimes de la coalition saoudienne à Sanaa

Téhéran, 18 mai, IRNA-La diplomatie iranienne a condamné par la voix de son porte-parole les dernières frappes aériennes saoudiennes sur les zones résidentielles à Sanaa au Yémen, les qualifiant de crimes de guerre dont les pays complices et sponsors d’armes meurtrières doivent répondre.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, a déclaré que les Etats soutenant la guerre saoudienne contre le Yémen étaient complices des crimes de Riyad et devraient être tenus pour responsables. Il a également appelé la communauté internationale à utiliser tout ce qui est possible pour prévenir de telles atrocités.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a pointé du doigt les pays soutiens de la coalition d’agression saoudienne qui en lui fournissant des armes et des bombes meurtrières sont complices dans ces crimes et dont ils doivent répondre.

Exprimant sa compassion et sa solidarité avec les familles des victimes des bombardements sanglants de la coalition d’agression saoudienne menés en plein Ramadan, le diplomate iranien a appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à agir selon leurs engagements et à empêcher par tous les moyens que de tels crimes se reproduisent.

Au moins six personnes membres d’une même famille ont été tuées parmi lesquelles 4 enfants et plus de 70 autres blessées dont 27 enfants, 17 femmes et 27 hommes, dans l'un des raids menés par la Coalition d’agression sous commandement saoudien jeudi, 16 mai, sur la capitale yéménite Sanaa visant directement et systématiquement les zones civiles.

Dirigeant une coalition constituée de ses alliés, l'Arabie saoudite a envahi le Yémen en mars 2015 et lui a imposé un blocus tous azimuts (terrestre, aérien, maritime et même médiatique) dans le but de ramener au pouvoir l'ancien régime d'Abd Rabbo Mansour Hadi qui avait démissionné en raison du mécontentement populaire et s'était enfui à Riyad.

Cette guerre d'usure s'est soldée par la mort de plus de 56 000 personnes. Elle a également eu de lourdes conséquences sur les infrastructures du pays, y compris les hôpitaux, écoles et usines.


Suivez l'IRNA sur Twitter @Irnafrench
9468**