La politique US de « pression maximale » contre l'Iran n’aboutit pas (Berlin)

Téhéran, 18 mai, IRNA-« Erronée » c’est ainsi qu’ a qualifié le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, «la ligne dure » américaine contre l’Iran avant de réitérer sur la position de l’Union européenne qui est contrairement à celle de Donald Trump, opposée à la stratégie de pression maximale qui « ne mène à rien ».

Le haut diplomate allemand, Heiko Maas, dont le pays est l’un des signataires du Plan global d’action conjoint sur le nucléaire iranien (PGAC) , s’exprimant à l’occasion d’une interview avec le journal Passover Neuen Presse, a qualifié d’ « incompréhensible » le retrait unilatéral et sans raison valable des Etats-Unis de l’accord international nucléaire et déclaré: « L'Union européenne croit au dialogue plutôt qu'à l'escalade verbale ».

Lors d'une rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, vendredi 17 mai à Helsinki, il a appelé Moscou à poursuivre ses efforts pour préserver le PGAC.

« La Russie, en tant que l'une des parties engagée dans l’accord, peut empêcher l'Iran de sortir de l'accord nucléaire », a-t-il déclaré lors d'une réunion.

En visite hier vendredi à Pékin, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que sauver le Plan global d'action commun sur le nucléaire iranien(PGAC) est «un devoir international» avant de souligner que si la communauté mondiale voit en accord de 2015 une réalisation importante, elle doit prendre des mesures concrètes pour le sauver.

«Si la communauté internationale et les autres pays membres de l'accord, ainsi que nos amis comme la Chine et la Russie, veulent sauver cette réalisation, ils doivent s'assurer par des actes concrets que les Iraniens bénéficient du PGAC», a déclaré le haut diplomate, Mohammad Javad Zarif, le 17 mai à son arrivée à l'aéroport de Pékin pour une visite officielle.

Le Chef de la diplomatie a déclaré que les mesures attendues par Téhéran incluent la normalisation des liens économiques avec la République islamique.

La semaine dernière, l'Iran a suspendu certains de ses engagements dans le cadre de l'accord et en réponse au retrait unilatéral et illégal des États-Unis du PGAC il y a un an. Le retrait de Washington a rétabli les sanctions qui avaient été levées en vertu de l’accord.

Les mesures iraniennes ont été prises conformément aux articles 26 et 36 de l’accord de Vienne et sont compatibles avec le maintien de l’Iran au sein de ce pacte.

Dans son nouveau cap nucléaire basé sur un langage juridique loin des indulgences diplomatiques et amicales du passé, Téhéran exige que les signataires restants honorent pleinement leurs obligations prévues dans l'accord et contribuent par des gestes concrets à lever les sanctions sur son système pétrolier et bancaire.

L'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et la Russie et la Chine sont les partenaires de l'Iran encore parties à cet accord après le retrait des Etats-Unis de Trump.

L'Iran respecte pleinement ses engagements, dit les14 rapports trimestriels de l'AIEA publiés depuis la conclusion de l’Accord historique jusqu’à aujourd’hui.



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