L’Iran augmente l’enrichissement de son uranium « à plus de 3.67% »

Téhéran, IRNA-Le porte-parole du gouvernement a annoncé la mise en œuvre de la deuxième étape de la réduction des engagements de l'Iran, annonçant qu' « aujourd'hui (dimanche) nous allons officiellement dépasser le taux d’enrichissement, établi par l’accord nucléaire (PGAC) à 3.67%.

«  Aujourd’hui, nous avons franchi le taux de l’enrichissement de 3,67% et nos besoins seront la base de la pureté de notre uranium enrichi », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ali Rabï, lors d'une conférence de presse conjointe , ce dimanche 7 juillet, aux côtés du vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, et Behrouz Kamalwandi, porte-parole de l'Organisation nationale de l'énergie atomique (OIEA), suite à la fin du délai de 60 jours fixé par Téhéran pour les Européens.

Selon l'accord nucléaire, l’Iran devrait enrichir l'uranium de 3,67% seulement, mais avec l’expiration du délai de 60 jours, il mettra fin à cette limitation pour atteindre ses objectifs nucléaires à des fins civiles et pacifiques. Ainsi il relancerait le réacteur d’Arak à partir de cette date.

Après le retrait américain, les autres pays signataires de l'accord n'ont pas pu entreprendre les démarches qui visent à défendre les intérêts de l'Iran.

En réponse à la décision des Etats-Unis de Trump de s’être unilatéralement retiré de ce pacte multinational, il y a un an, et à la réimposition des sanctions par le Président milliardaire à l’Iran  et à l’échec des parties européennes de protéger les intérêts de Téhéran, ce dernier leur a donné deux mois pour trouver une solution permettant de sortir réellement les secteurs pétrolier et bancaire iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions économiques américaines, faute de quoi la République islamique renoncera à d'autres engagements sans pourtant violer le PGAC.

Le président  Rohani a comparé ces mesures à une « opération chirurgicale » destinée à sauver  l'accord, pas à le détruire, et affirmé que son pays agissait conformément à l'accord de Vienne qui permet aux parties de suspendre partiellement ou intégralement certains de leurs engagements en cas de manquement imputé à une autre partie.

Dans le même temps Téhéran a annoncé que les mesures annoncées sont « réversibles à tout moment », si les partenaires européens remplissaient leurs obligations et respectaient les intérêts de l'Iran prévus dans l'accord nucléaire

Suivez l'IRNA sur Twitter @Irnafrench

9468**

Votre commentaire

You are replying to: .
1 + 2 =