9 juil. 2019 à 18:00
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Piraterie maritime anglo-américaine dans le détroit de Gibraltar

Téhéran, IRNA - Le 4 juillet, un super pétrolier transportant deux millions de barils de pétrole iranien a été saisi à la demande des États-Unis et par les forces britanniques dans les eaux internationales du détroit de Gibraltar, une opération illégale qualifiée de «piratage» par la République islamique d’Iran.

Les autorités iraniennes ont convoqué, à trois reprises, l'ambassadeur britannique à Téhéran Rob Macaire après la saisie illégale d'un pétrolier dans le détroit de Gibraltar le qualifiant de pure et simple «piraterie martime».

La saisie du pétrolier portant du pétrole iranien ne cesse de provoquer les réactions des hauts responsables iraniens. Le ministre iranien des Affaires étrangères l’a qualifié d’un « dangereux précédent » pour le compte de « l'équipe des B ».

Sur sa page Twitter, il a en effet écrit ce lundi 8 juillet : « L’Iran n’est ni membre de l’Union européenne ni soumis à un embargo européen sur [la vente] du pétrole. »

Zarif a mélangé l’ironie et le sérieux pour rappeler qu’« autant qu’il le sache », les sanctions européennes n’étaient pas d’application extraterritoriale :  «Selon les dernières nouvelles, l'UE était contre l'extraterritorialité», a déclaré Zarif avant de mettre en garde contre ce «dangereux précédent» que l’on doit y mettre un terme tout de suite.

La marine britannique a saisi illégalement la semaine dernière un pétrolier transportant du pétrole iranien dans le détroit de Gibraltar. Pour justifier cet acte, le Royaume-Uni a prétendu que le pétrolier Grace-1 se dirigeait vers la Syrie. Il est utile de rappeler que l’UE ne peut imposer en principe des obligations qu’à ses membres. Par ailleurs, le pétrolier saisi croisait dans les eaux internationales.

L'UE a imposé unilatéralement des sanctions à la Syrie en 2011, sans toute fois obtenir l’approbation de l’ONU.

La police et les douanes de Gibraltar, assistées d’un détachement de Royal Marines, ont arraisonné le navire à quelques kilomètres au sud du territoire britannique situé à l’extrême sud de l’Espagne.

Josep Borell, ministre espagnol des Affaires étrangères par intérim a confié au Guardian que « nous étudions les circonstances et examinons comment cela affecte notre souveraineté ». Il a ajouté n’avoir aucun rôle dans l’arraisonnement du pétrolier transportant du pétrole iranien.

La plainte de l’Espagne serait davantage axée sur le fait que le pétrolier avait été saisi dans les eaux internationales et non dans les eaux de Gibraltar. Depuis longtemps, la région de Gibraltar fait l’objet de différends entre Londres et Madrid, et les deux parties considèrent cette région comme faisant partie de leurs eaux territoriales.

Téhéran a demandé à Londres la libération immédiate du pétrolier arraisonné illégitimement au large de Gibraltar et dénonce l’interception du navire comme un acte de piraterie, selon un communiqué officiel publié vendredi.

La requête iranienne a été présentée jeudi dernier à l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Téhéran, à l’occasion de sa convocation au ministère des Affaires étrangères, indique ce dernier, affirmant que le navire-citerne arraisonné jeudi l’avait été dans les eaux internationales.

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