La levée des sanctions, une condition de la sortie de crise Iran/USA

Téhéran(IRNA)- Ali Akbar Salchi, le chef de l'Organisation iranienne à l'énergie atomique et négociateur de l'accord nucléaire de 2015, dans sa note publiée sur le Figaro a indiqué que la levée des sanctions américaines imposées à l'Iran est l'une des conditions nécessaire à une sortie de la crise américano-iranienne

Ce n'est un secret pour personne que les Etats-Unis et la République islamique d'Iran sont, depuis quarante ans, en profond désaccord. La raison principale de cette animosité provient de leur vision politique divergente, Téhéran et Washington envisageant le monde sous une approche différente, a écrit M. Salchi dans son article publiée ce 9 juillet sur le Figaro .

L’Iran se présente comme un État moderne, égalitaire, une nation indépendante dotée de valeurs éthiques et religieuses. Les États-Unis, de leur côté, se voient comme le sauveur du libéralisme. Les deux nations affichent des aspirations globales, mais, pour les remplir, elles ont des buts et des objectifs différents.

L’Iran lutte pour la justice, l’équité et l’égalité parmi les nations, tandis que les États-Unis veulent étendre leur hégémonie. L’Iran est un acteur régional influent, alors que les États-Unis sont une superpuissance expansionniste, et ils veulent rester la seule superpuissance.

Depuis la révolution islamique, l'Iran n'a cessé de chercher à sauvegarder sa souveraineté et ses droits, y compris en développant une technologie nucléaire à des fins pacifiques, son droit inaliénable.

Les États-Unis ont fabriqué un contentieux nucléaire, qui n'était qu'un prétexte pour imposer des sanctions inhumaines à notre nation. Grâce à leur puissante machine médiatique, ils ont cherché à transformer ce prétexte en croyance universelle, avant de l'utiliser comme levier de pression politique. Mais leurs sanctions n'ont pas été efficaces. Et finalement, la résilience de l'Iran n'a laissé d'autre option à la précédente Administration américaine que d'engager le dialogue avec Téhéran. Des pourparlers secrets, sollicités par Washington, via Oman, commencèrent en 2011: et après deux sessions de négociations, les Etats-Unis, par l'intermédiaire du sultan d'Oman, nous informèrent de leur intention de reconnaître le droit de l'Iran à l'enrichissement. Ces négociations se conclurent par l'accord international, appelé Plan commun d'action globale, signé en juillet 2015 à Vienne.

«Comme notre Guide suprême l'a répété: «Pas de négociation directe sous la pression, de telles négociations sont venimeuses.»

À peine trois ans après son entrée en application, la nouvelle Administration américaine s'est retirée de cet accord, arguant que ce «deal était le plus mauvais jamais signé dans toute l'histoire des États-Unis.

L'Iran a répondu par «une résistance stratégiques. Mais les Etats-Unis ont continué d'intensifier leurs pressions, nous imposant de nouvelles sanctions, ce qui contraignit l'Iran à exercer son droit, prévu dans les paragraphes 26 et 36 de l'accord de Vienne, à suspendre certaines des limitations, inscrites dans cet accord. L'Iran l'a fait, car il estime ne plus bénéficier des avantages de cet accord, et depuis, notre pays ne cesse de demander aux pays européens, signataires de l'accord (France, Grande-Bretagne et Allemagne, NDLR) de rectifier ce déséquilibre.

Après de nombreuses critiques acerbes contre Téhéran et l'imposition de 12 conditions irréalistes à l'Iran, les États-Unis revinrent finalement à la raison et réduisirent leurs exigences à une seule. Le président Donald Trump affirma alors que sa seule demande était que l'Iran renonce à la possession d'armes nucléaires.

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