1 sept. 2019 à 17:32
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PGAC : l’Iran « peut renoncer à la 3ème étape » de réduction des engagements (Zarif)

Téhéran (IRNA)- Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s’exprimant devant les journalistes a déclaré: « Comme l'a indiqué le Président Rohani dans sa lettre initiale, il est toujours possible que l’Iran renonce à son troisième pas promis dans le cadre de son plan de réduction graduelle des engagements, si les Européens remplissent leurs obligations liées au Plan global d’action commune sur le nucléaire de 2015 (PGAC)

Interrogé sur les détails de la troisième étape du Plan iranien de la réduction graduelle des engagements liés à l’accord multilatéral nucléaire signé entre l’Iran et la communauté internationale, le Chef de la diplomatie a déclaré: « Les propositions du gouvernement concernant la troisième étape sont claires et je l'annoncerai officiellement dès qu'une décision finale à cette fin sera prise ».

A la question de savoir si une proposition acceptable et productive a été avancée par la France lors de la rencontre entre le Président Macron et Javad Zarif ou encore lors des conversations téléphoniques entre le Président Rohani et son homologue français, le Premier haut diplomate iranien a répondu : « La République islamique d’Iran n’a jamais quitté la table de négociations et s’est toujours dite prête à mette pleinement en œuvre le PGAC ».

«  Si les Européens remplissaient leurs obligations, l’Iran recommencerait à s’acquitter de ses obligations. Les mesures prises par Téhéran dans le cadre de son plan de réduction graduelle des engagements nucléaire liés au PGAC est conforme au paragraphe36  de l’accord nucléaire et la RII continuera ses discussions en faveur du Pacte multilatéral », a-t-il expliqué.

Plutôt le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré que le retour de Téhéran à la mise en œuvre intégrale de l'accord nucléaire de 2015 serait possible si le pays voyait ses demandes, telles que la vente de son pétrole et le rétablissement de ses liens bancaires, satisfaites.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, va se rendre à Paris ce lundi avec une délégation économique pour discuter des propositions françaises visant à préserver l'accord nucléaire de 2015, a déclaré Mahmoud Vaézi, directeur de cabinet du président Hassan Rohani.

Cette visite intervient alors que les présidents des deux pays ont eu de longs entretiens téléphoniques ces dernières semaines et quelques jours après deux récentes visites à Paris et Biarritz du chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif pour des rencontres liées à l'accord nucléaire.

Dimanche 25 août, Mohammad Javad Zarif dans une interview accordée au principal journal allemand Suddeutsche Zeitung a déclaré que «si nous parvenons à un accord avec l'Europe et que la partie européenne commence à l'appliquer, l’Iran mettra en œuvre à nouveau pleinement ses obligations dans le cadre de l'accord de 2015 dans quelques heures». Sinon, l'Iran entamera la troisième étape du plan de la réduction des obligations à partir de ce 6 septembre.

«Ce que nous avons proposé aux Européens est d’acheter notre pétrole pour leurs sociétés en obtenant l’autorisation des États-Unis ou, s’ils ne le peuvent pas, de fournir à la République islamique des lignes de crédit proportionnelles au même montant de nos ventes de pétrole. Notre retour à la mise en œuvre complète de JCPOA est impossible sans ces mesures », a déclaré  Araghchi.

Tout en saluant les efforts déployés par l'Europe dans le domaine politique,  Téhéran critique sévèrement l'inaction des Européens envers leurs engagements économiques après le retrait unilatéral des Etats-Unis  du PGAC et la réimposition des sanctions illégales à l’Iran.

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