PGAC: la 3e étape de la réduction iranienne des engagements, résultat de la politique contreproductive US

Téhéran (IRNA)- Pour les analystes et les médias du monde entier la politique anti-iranienne persistante de la Maison-Blanche, menée au nom de la soi-disant approche « de pression maximale », était la principale raison de l’échec des efforts diplomatiques du Président français, Emmanuel Macron, pour sauver l’accord multilatéral nucléaire de 2015 et par conséquent la décision de son homologue iranien, Hassan Rohani, de passer à la troisième étape de réduction graduelle des engagements de Téhéran liés au Plan global d’action commun (PGAC).

Deux mois après la deuxième étape du plan de la réduction graduelle des obligations de l'Iran et à l’issu de la fin du deuxième délai de 60 jours, sans fruit, accordé par Téhéran à ses partenaires européens signataires du PGAC pour qu’ils remplissent leurs engagements tenus dans l’accord nucléaire, le président iranien Hassan Rohani ordonne le troisième pas de l’Iran dans son affranchissement des obligations liées au Pacte.  

Bien que les efforts diplomatiques de certains pays, notamment ceux de la France, se soient intensifiés au cours des dernières semaines, l’obstination de Donald Trump pour ses positions illogiques a douché tous les espoirs et fait échouer les efforts du Président français Emmanuel Macron qui devraient aboutir en faveur d’une initiative de la partie européenne du PGAC pour faciliter l'octroi d'une ligne de crédit à l'Iran.

Mercredi tard dans la soirée, le président iranien a annoncé le passage à la troisième étape de réduction des engagements nucléaires iraniens dès le vendredi 6 septembre. 

Dans une allocution télévisée le  4 septembre, le président iranien Hassan Rohani a déclaré que malgré les progrès réalisés dans les négociations entre l'Iran et les parties européennes sur le dossier nucléaire, « un accord définitif n'a pas encore été conclu ».

Par conséquent, il a donné l'ordre, comme prévu, à l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) de prendre toute mesure nécessaire en matière de recherche et de développement pour satisfaire les nécessités techniques du pays, et mettre de côté tous les engagements restrictifs à cette fin stipulés dans l'accord nucléaire ».

S’attardant sur le  fait que les départements de recherche de l'industrie nucléaire iraniens reprendraient leurs activités normales quelles que soient les restrictions imposées dans le cadre du PGAC, Hassan Rohani a déclaré que les activités de l’OIEA seront menées  toutes « sous la surveillance de l'Agence vienoise et dans un cadre pacifique et civil ».

Bien sûr, il s’agit d’un geste « réversible ». « Un autre délai de 60 jours s’ouvre à l’Europe, partenaire de Téhéran dans le PGAC. Dès que les Européens respectent leurs engagements liés à l’accord nucléaire, nous revenons également à nos engagements», a encore dit le Président Rohani.

Après avoir rompu unilatéralement avec l’accord nucléaire de 2015, Washington a eu recours à des sanctions et à des menaces pour mettre fin à ce qu’il a appelé toutes les exportations de pétrole iraniennes. Le président milliardaire américain Donald Trump a toutefois déclaré qu’il était prêt à négocier avec Téhéran sur un nouvel accord, après que sa politique anti-iranienne n’ait pas atteint son objectif.

La France dit que les efforts visant à sauver un accord nucléaire multilatéral de 2015 sur le programme nucléaire iranien reposent sur la disposition des États-Unis de dérogations aux sanctions qu’elle a unilatéralement réimposées à Téhéran. Le non américain à la demande de dérogation de la France sur les exportations pétrolières iraniennes a sonné le glas de la médiation française qui voulait diriger les efforts européens  pour remplir les engagements envers l’Iran liés au PGAC jamais tenus.   

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