19 sept. 2019 à 11:12
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La Belgique rejoint I’INSTEX

Téhéran (IRNA)-L'ambassadrice de Belgique à Téhéran a annoncé que son pays se joindrait au canal financier d'INSTEX et encouragerait les entreprises belges à travailler avec l'Iran et que Bruxelles pourrait devenir actionnaire de ce mécanisme de troc sans dollar en vertu d'un projet de loi approuvé par le Parlement.

Lors d'une rencontre avec, Madjid Khansari, le président de la Chambre de Téhéran pour le commerce, les industries, les mines et l'agriculture, Véronique Petit a fait part de l'accord et du sérieux du gouvernement belge pour rejoindre le mécanisme financier de l'INSTEX ((Instrument d'appui aux échanges commerciaux Iran-Europe) et déclaré que, selon un nouveau projet de loi approuvé par le parlement du pays, Bruxelles en tant que l'un des principaux membres d'INSTEX pourrait rejoindre les actionnaires de ce mécanisme financier.
L’INSTEX (Instrument for Supporting Trade Exchanges) est un mécanisme financier qui permet aux entreprises européennes de commercer légalement (sans être visées par les sanctions américaines) avec des entreprises iraniennes.
Cet instrument  permet ainsi de contourner les sanctions américaines contre l’Iran. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont à l’initiative de ce système. La création de l’INSTEX a été annoncée par ces pays dans une déclaration conjointe du 31 janvier 2019. En effet, ces pays ont souhaité préserver l’accord de Vienne du 14 juillet 2015 sur le nucléaire iranien adopté par le Conseil de sécurité des Nations- Unies. Les autres pays membres de l’Union européenne pourront également y adhérer.

A la tête de la mission diplomatique belge à Téhéran, Véronique Petit, a ajouté : «La création du système financier de l'INSTEX, est un geste dont on se souviendra à l’avenir comme un effort réalisé par l’Europe (pour sauver l'accord nucléaire) indépendamment des États-Unis».

Le mécanisme de troc, INSTEX, est une timide tentative de l’Europe destinée à sauver le Plan global d'action conjoint (PGAC) duquel les États-Unis se sont unilatéralement retirés l’année dernière. 

Basée sur l’euro, la mise en place d’INSTEX doit permettre à l’Iran de vendre son pétrole à l’Europe en échange de marchandises, notamment les biens de consommation et les médicaments. C'est une première tentative européenne pour contourner le régime des sanctions qui a fait perdre en un an la quasi totalité du marché particulièrement juteux iranien aux Européens.

La partie européenne ne cesse de promettre à l’Iran monts et merveilles pourtant aucune mesure concrète pour l’INSTEX, pas de signe concernant un quelconque retour européen à ses engagements qui exigent avant tout le refus de se soumettre aux sanctions américaines.
« Bien que des pas aient été franchis vers la mise en application du système financier INSTEX , les Européens sont encore loin de satisfaire les revendications de l’Iran dans le cadre du Plan global d’action conjoint. Rien de concret s'agissant l'entrée en action de ce système. Depuis, rien ne s'est produit, excepté de belles promesses et de beaux slogans », a déploré M.Khansari.

Masoud Khansari a également déploré que les sanctions aient réduit le volume des relations économiques entre l'Iran et la Belgique, ajoutant toutefois que ces relations n'étaient pas complètement interrompues et qu'il existait de nombreuses capacités pour développer la coopération dans divers domaines tels que les industries pharmaceutique, de la construction et des aliments.

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