3 oct. 2019 à 09:09
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Tablettes d’argiles achéménides : l’Iran organise une conférence internationale

Téhéran (IRNA) - Le directeur du Musée national d'Iran, Gabril Nokandeh, a annoncé la tenue d'une conférence internationale et d'une exposition sur les tablettes d’agiles achéménides fraîchement retournées à la patrie en présence des experts de l’Institut d'études orientales de l’Université de Chicago.

Gabril Nokandeh, s’exprimant lors d'une conférence de presse devant les journalistes à l’occasion du retour, depuis l’Université américaine de Chicago, de 1783 tablettes d’argiles vieilles de plusieurs siècles, en Iran  a déclaré : « Les plaques achéménides nous donnent une compréhension profonde de l'art et de la gestion du monde à l'époque achéménide ». 

Les autorités de l'Université de Chicago étaient « très heureuses » et « prêts à rendre les tablettes d’argiles » à l’Iran après avoir entendu la conclusion du tribunal américain en faveur du transfert de 1784 objets à l’Iran, dont des plaques de l’ancienne ville persane de Persépolis qui existait aux VI et Ve siècles avant J.C., a-t-il  fait savoir avant de saluer l’esprit de la loyauté et de la fidélité dont a fait preuve les universitaires américains. 

Dans les années 1930, lors des fouilles dans l’ancienne cité de Persépolis, les archéologues avaient découvert 30.000 tablettes d’argiles datant de l’Empire achéménide. Elles ont ensuite été transférées à l’Université de Chicago pour être étudiées.

Prêtées, il y a 70 ans à l'institut oriental de Chicago pour des études scientifiques, les tablettes y sont restées sur l'ordre des autorités culturelles américaines, en dépit de plusieurs décennies d'actions en justice et de protestation de l'Iran.

En 2006, les avocats de 9 juifs américains, accusant l’Iran, au nom des allégations sans fondement et illusoires, d’être impliqué dans une explosion survenue en 1997 dans la ville sainte de Qods ont porté plainte auprès d’un tribunal à Chicago réclamant l’indemnisation des victimes de l’incident.
Ils ont réussi grâce à un verdict inexpert d’un tribunal américain de saisir ces tablettes historiques ultra-précieuses.

En condamnant l’Iran par contumace, les plaintifs avaient demandé à acquérir le verdict pour vendre les biens historiques de l’Iran auprès des institutions américaines afin d’indemniser ceux qu'ils appellent « les victimes du terrorisme ».

Contestant le verdict, l'Iran défend que les tablettes achéménides font parties de ses biens culturelles et ne peuvent pas être considéré comme un objet de commerce et en conséquence ne peuvent non plus être le sujet de saisie.
Suite aux poursuites judiciaires des avocats et des représentants compétents iraniens, la cour d’appel des États-Unis a fini par rendre un dernier verdict, déclarant « illégale » la vente des tablettes achéménides pour dédommager « les victimes du terrorisme ».

Les tablettes sont désormais exposées au musée national d’Iran depuis le 2 octobre.


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