6 nov. 2019 à 20:00
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L’Iran injecte du gaz dans les centrifugeuses ce mercredi soir (OIEA)

Téhéran (IRNA)- Ce soir à minuit, nous injectons pratiquement le gaz dans les centrifugeuses et il faut quelques heures pour atteindre la phase stable et samedi, lorsque les inspecteurs de l'AIEA reviendront, nous atteindrons un niveau d'enrichissement d'environ 4,5%, a annoncé ce mercredi le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi.

Conformément aux ordres du Président Hassan Rohani et du Conseil suprême de la sécurité nationale, un cylindre de 2.800 kilogrammes contenant environ 2.000 kg d'UF6 (gaz hexafluorure) a été transféré, sous la surveillance des inspecteurs de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), ce mercredi 6 novembre, du complexe d’enrichissement de Chahid Ahmadi Rochan (Natanz) vers le complexe d’enrichissement de Chahid Alimohammadi (Fordo) pour être placé dans le salon d’approvisionnement du site nucléaire, annonce l’Organisation iranienne de l’énergie atomique iranienne, OIEA.

La photo montre un cylindre contenant de l'UF6 (hexafluorure d'uranium) qui a été transféré à l'installation d'enrichissement de Fordo en Iran le 6 novembre 2019.
 

Le Président Hassan Rohani intervenant à la cérémonie d’inauguration de l’Usine d’innovation d’Azadi, le mardi 5 novembre dans la capitale Téhéran avait annoncé qu’à partir de ce mercredi, l’Iran commencera  à injecter du gaz (hexafluorure d'uranium) dans les centrifugeuses souterraines à Fordo.

Le 5 novembre 2019, le président Hassan Rouhani prenant la parole lors de la cérémonie d'inauguration de l'usine iranienne d'innovation Azadi dans l'ouest de Téhéran. (President.ir)

L’Iran prépare actuellement l’injection de gaz dans les centrifugeuses de l’installation d’enrichissement de Fordo dans le cadre de la quatrième étape de la suspension des engagements pris dans le cadre de l’accord sur le nucléaire de 2015, en réaction au retrait unilatéral, il y a plus d’un an, de Washington du Plan global d’action commun sur le nucléaire (PGAC) et de l’échec des Européens de tenir leurs engagements

La suspension par l’Iran de ses engagements n'est pas une violation du JCPOA mais est basée sur les articles 26 et 36 de l'accord lui-même, insiste Téhéran.

Le sort de l'accord historique multilatéral  sur le nucléaire iranien est incertain depuis mai 2018, lorsque les États-Unis ont soudainement abandonné Le pacte et ont réimposé les sanctions anti-iraniennes qui étaient levées après la signataire du PGAC.

Téhéran reproche les cosignataires européens - la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France –  pour leurs promesses non-tenues. Ils ont exprimé leur soutien à l'accord, en mot sans aucun geste concret en faveur de l’Iran qui avait pris pleinement tous ses engagements liés au PGAC.

Face à l'absence du résultat escompté prévu dans l’accord multilatéral de 2015 et dans les discussions autour du pacte après le retrait trumpien, le président iranien Hassan Rohani a annoncé avoir ordonné l'abandon de toute limite à la recherche et au développement en matière nucléaire. Objectif : doter le pays de tout ce dont il a besoin pour l'enrichissement  à des fins civiles de l'uranium.

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