21 nov. 2019 à 01:24
Journalist ID: 2385
Code d'info: 83563507
0 Persons
Commission mixte du PGAC prévue début décembre

Moscou (IRNA)-Le Représentant permanent de Russie auprès de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), a fait part de l’éventuelle tenue de la Commission mixte du Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien (PGAC) début décembre.

Le représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l’AIEA, Mikhail Ulyanov, a déclaré mercredi que vue la volonté collective, la future et la dernière réunion de la Commission du PGAC (Accord multilatéral nucléaire de 2015), aura lieu début décembre au niveau des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des pays membres, signataires du Pacte.

La dernière assise réunissant les cinq membres des pays engagés dans l’accord nucléaire et l’Iran, a eu lieu, le 28 juillet dernier, toujours à Vienne et au niveau des directeurs politiques.  

Les évolutions actuelles pourraient aboutir à la mort définitive du JCPOA et que la Russie en tant que partie à l'accord s’est dite, à plusieurs reprises, insatisfaite du statu quo.

L’accord nucléaire iranien, formellement nommé le « Joint Comprehensive Plan of Action » (JCPOA), est l’aboutissement de 12 années de négociation entre l’Iran et les grandes puissances internationales (les P5+1 – USA, Royaume-Uni, France, Chine, Russie et Allemagne).

L’accord stipule qu’en échange de la levée des sanctions internationales visant à paralyser systématiquement l’économie iranienne, Téhéran s’engage à limiter le programme nucléaire iranien pendant au moins une décennie et à se soumettre à des contrôles renforcés d’observateurs de l’Agence Internationale de l’énergie Atomique (AIEA).

Cet accord considéré comme un point culminant de la diplomatie internationale, devrait permettre de favoriser le commerce entre l’Iran et le reste du monde dans la perspective d’une croissance positive des deux économies, et d’une diminution des tensions inutiles internationales vis-à-vis de l’Iran.

Alors que les Etats-Unis du milliardaire Trump se retirent de l’accord iranien engendrant ainsi l’imposition de fortes sanctions économiques extraterritoriales  envers l’Iran et les grandes entreprises possédant des liens commerciaux avec le pays, les dirigeants européens affichent un front uni face aux Etats-Unis sans pourtant rien faire ni pour eux-mêmes ni pour les Iraniens.

Suite au désengagement des Etats-Unis et leur retrait unilatéral du PGAC anis que l’échec des signataires européens à honorer leurs engagements liés au nucléaire 2015 vis-à-vis de l’Iran, Téhéran a annoncé dans un geste de réciprocité, sa décision sur la réduction graduelle de ses obligations prévue dans l’accord international.

Soucieux des intérêts nationaux, le gouvernement iranien s’est dit « décidé » à poursuivre son plan de réduction graduelle d’engagements de 2015 jusqu’à ce que les revendications légitimes de l’Iran soient répondues.

Face à l'absence du résultat escompté prévu dans l’accord multilatéral de 2015 et dans les discussions autour du pacte après le retrait trumpien, le président iranien Hassan Rohani a annoncé avoir ordonné l'abandon de toute limite à la recherche et au développement en matière nucléaire. Objectif : doter le pays de tout ce dont il a besoin pour l'enrichissement  à des fins civiles de l'uranium.

Suivez l'IRNA sur Twitter @Irnafrench

9468**

Votre commentaire

You are replying to: .
3 + 15 =