26 nov. 2019 à 14:46
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La Conférence «Tepe Sialk au cœur de l’archéologie de l’Iran» se tient au musée du Louvre

Téhéran (IRNA)- Une Conférence sur «Tepe Sialk au cœur de l’archéologie de l’Iran» s'est tenue ce lundi 25 novembre au musée du Louvre en présence d'un certain nombre de chercheurs et d'experts en archéologie de grandes académies et de grands musées du monde, ainsi qu'une délégation de responsables du Musée national d'Iran et de l'ambassadeur d'Iran à Paris.

La Conférence a été présidée par Monsieur le Dr. Jebrael Nokandeh, le DG du Musée national d’Iran.

En marge de la Conférence, l’ambassadeur d’Iran en France, Bahram Qasemi s'est entretenu, avec un certain nombre de responsables de différents secteurs,  des efforts déployés et des moyens d’élargir les échanges entre la partie française et le public iranien.

Marielle Pic, archéologue, conservateur général et directrice du département des Antiquités orientales au musée du Louvre, Dr. John Curtis et Alireza Rastegar, directeurs de la Fondation du patrimoine iranien, Barbara Helwing, directeur du Musée Vorderasiatisches de Berlin et Alireza Rastegar étaient également présents à l'événement.

Le site de Sialk en Iran a été fouillé par l’archéologue français Roman Ghirshman entre 1933 et 1937. A cette époque, ces travaux avaient révélé des pans entiers des cultures anciennes des régions centrales du pays, jusqu’alors quasiment inconnues. Les niveaux les plus anciens documentent l’occupation du plateau iranien du Néolithique au Chalcolithique sur plus de deux millénaires. Puis, vers 3000 avant J.-C., le site est intégré à la vaste aire culturelle dite proto-élamite durant laquelle une écriture spécifique apparaît. Bien plus tard, à l’Âge du Fer, la culture locale, représentée par une très belle céramique peinte, est surtout connue grâce à la fouille de nécropoles. Cette culture, qui apparaissait nouvelle dans la région, a longtemps été identifiée aux Mèdes, et alimenté le débat sur l’arrivée de nouvelles populations parlant des langues iraniennes dont est issu le persan moderne.

A l’issue des fouilles de Ghirshman, le matériel découvert a été partagé entre le musée du Louvre et le musée national de Téhéran, comme le prévoyait la législation de l’époque. A partir de 2001, de nouvelles équipes iraniennes sont revenues sur le site pour compléter, préciser et corriger les résultats des premiers travaux. L’objectif de cette journée d’étude sera de faire le point, 80 ans après la première publication, sur l’histoire de ce site de référence et sur son rôle central pour l’archéologie de l’Iran. Ce sera également l’occasion de présenter au public la diversité des pistes de recherche et des projets engagés,  ainsi que les enjeux actuels de préservation et de mise en valeur du site, selon le site du musée du Louvre.

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