3 déc. 2019 à 07:06
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Nous soutenons le commerce avec l'Iran tant que le PGAC est en place (Londres)

Londres (IRNA) - L'ambassadeur britannique à Téhéran, Rob Macaire, évoquant la récente déclaration de la troïka européenne (E3) sur l’adhésion de 6 nouveaux pays européens à l’INSTEX (Instrument de soutien européen aux transactions commerciales avec l’Iran), a déclaré : « Cela montre que tant que le Plan global d’action commun sur le nucléaire de 2015 (PGAC) sera en place, nous travaillerons pour protéger un commerce qui profite à tous les Iraniens ».

« Mais le ton de certaines réactions à cette déclaration est surprenant. Nous sommes toujours préoccupés par la situation des droits de l'homme en Iran », a-t-il ajouté sur Twitter lundi 2 décembre.

La troïka européenne à savoir l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France ont déclaré samedi dernier dans une déclaration conjointe publiée sur le site officiel du ministère britannique des Affaires étrangères qu’en tant qu'actionnaires fondateurs de l’INSTEX, ils saluent l’adhésion de 6 nouveaux pays européens (Belgique, Danemark, Suède, Finlande, Norvège et Pays-Bas) à l’Instrument de soutien aux transactions commerciales avec l’Iran.

« Cette adhésion renforce davantage l’INSTEX, reflète les efforts européens visant à faciliter le commerce légitime entre l'Europe et l'Iran et démontre clairement notre engagement continu en faveur du PGAC », a insisté le diplomate britannique.

 S’attardant sur la mise en œuvre « complète et effective » du PGAC qui est d'une « importance capitale », l’ambassadeur britannique a appelé l’Iran à retourner « sans tarder » pour respecter pleinement ses engagements envers l’accord nucléaire de 2015 dont les Etats-Unis de Trump se sont retirés unilatéralement avant de réimposer les plus dures sanctions aux Iraniens qui avaient été levées après la signature du Pacte multilatéral viennoise.

La Troïka européenne, sans mentionner ses retards dans le respect des engagements économiques liée à l’accord nucléaire et des engagements ultérieurs tenus après le retrait des États-Unis du PGAC, a déclaré: « Nous sommes à nouveau prêts à examiner tous les mécanismes inclus dans le PGAC, y compris celui du règlement des différends afin de résoudre les problèmes liés à la mise en œuvre des engagements de l'Iran ».

La déclaration ajoute: « Nous poursuivons nos efforts pour parvenir à une solution diplomatique dans le cadre du PGAC ».

La République islamique, qui a toujours insisté sur la réalisation globale « non-négociable » de l’accord multilatéral nucléaire  de 2015 et sa préservation, a maintenu son adhésion intégrale un an après le retrait des États-Unis du pacte et la réimposition des sanctions, mais après avoir constaté que les Européens ne respectaient pas non-plus leurs obligations liées au PGAC, en particulier celles liées aux avantages économiques pour l'Iran, elle  a décidé en mai dernier de réduire graduellement ses engagements de 2015 au titre des article du l’Accord (qui prévoyait une telle situation) en donnant plusieurs délai  à la partie européenne pour qu’ils honorent leurs engagements.  

Après la quatrième étape de réduction des engagements de l’Iran liés aux PGAC franchie par Téhéran, visant à encore rappeler les parties signataires européennes à l’ordre, l’Europe cherche, d’une part, à favoriser le terrain pour que Téhéran puisse profiter des avantages économiques du PGAC et d’autre part, à explorer les options restantes pour préserver le Pacte.

L'Iran a répété à maintes reprises que si les autres parties au PGAC décidaient de s'acquitter de leurs obligations en vertu de l'accord, les mesures visant à réduire ses obligations de 2015 seraient « réversibles ».

Suivez l'IRNA sur Twitter @Irnafrench

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