4 déc. 2019 à 14:54
Journalist ID: 2385
Code d'info: 83580807
0 Persons
INSTEX : Zarif qualifie de « Positive » l’adhésion de 6 nouveaux pays européens

Téhéran (IRNA)- Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s’attardant ce mercredi, sur l’adhésion, la semaine dernière, de 6 nouveaux pays européens à l’INSTEX (l'Instrument de soutien aux transactions commerciales entre l’Europe et l’Iran), a qualifié de « positif » le geste.

S'exprimant en marge d'une réunion de cabinet ce mercredi 4 décembre, sur la toute récente visite de son homologue omanais à Téhéran, Mohammad Javad Zarif, a déclaré: « La visite du ministre omanais des Affaires étrangères, Youssef bin Alawi, était dans le cadre des consultations avec les voisins et nous avons eu de bonnes discussions ensemble ».

Le très haut diplomate iranien a fait part à cette occasion du déplacement imminent (ce vendredi) du président de la Commission mixte omanaise en Iran à la tête de la plus grande délégation jamais vue dans les relations des deux pays dans le secteur privé.  

En réponse à une question sur l’inefficacité des sanctions mais aussi les promesses non-tenues européennes liées à l’accord multilatéral sur le nucléaire de 2015 (PGAC), M. Zarif a déclaré: « Nous ne nous attendons pas à ce que la société pharmaceutique d’un pays qui se pose en défenseur du PGAC refuse de vendre un médicament rare à l'Iran.

Zarif faisait en fait allusion à la pénurie de pansement due aux sanctions américaines qui menace sérieusement la vie des patients atteints d’EB en Iran. Il s’agit de l'épidermolyse bulleuse qui est une pathologie très douloureuse en raison d’une fragilité extrême de la peau.

En Iran, le ministère de la Santé fournissait tous les ans ces pansements gratuitement aux « enfants de papillons ».  Malheureusement, depuis l’année dernière, en raison des sanctions scandaleuses et oppressives imposées par les États-Unis, la société suédoise qui livrait ces pansements à l’Iran a refusé de les vendre et Téhéran le Ministère n’a toujours pas pu trouver d’alternative.

Depuis le début des sanctions américaines, l’état de santé de 300 de ces patients de la vie infernale est rythmé par les soins quotidiens s’est détérioré et au moins sept d’entre eux, selon un bilan officiel du Ministère iranien de la Santé sont décédés.

S’exprimant à l’adresse des Suédois Zarif a poursuivi : « Bien sûr, si vous souhaitez rejoindre Instex, c'est formidable, mais, comme le prétendent les Américains eux-mêmes, de médicaments et d'autres produits considérés comme humanitaires ne sont pas interdits (de fournir à l’Iran) et ne font pas l’objet de sanction, alors fournissez-les à l’Iran ! ».

La Belgique, le Danemark, la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède, tout en réitérant leur soutien à la préservation et à la mise en œuvre intégrale du Plan d'action global commun (PAGC) sur le programme nucléaire de l'Iran, vont rejoindre l'Instrument de Soutien aux transactions commerciales (INSTEX).

Dans une déclaration conjointe publiée vendredi  29 novembre 2019 sur le site de la diplomatie belge, la Belgique, le Danemark, la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède ont exprimé leur attachement à la préservation et à la mise en œuvre intégrale du Plan global d'action commun (PGAC) sur le programme nucléaire de l'Iran par toutes les parties concernées.

INSTEX (acronyme anglais pour Instrument in Support of Trade Exchanges) est une société créée en janvier 20191 par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni (dénommés conjointement sous le terme de groupe E3). Elle est destinée à favoriser les échanges commerciaux avec l'Iran, sans utiliser le dollar américain. Elle est basée à Paris.

Suivez l'IRNA sur Twitter @Irnafrench

9468**

Votre commentaire

You are replying to: .
1 + 6 =