14e réunion de la commission mixte du PAGC: la déclaration finale insiste sur la préservation de l'accord de 2015

Téhéran (IRNA)- Les participants à la 14e réunion de la commission mixte du Plan d'action global commun (PAGC) tenue à Vienne le 6 décembre 2019 ont rappelé, dans une déclaration finale, que le PAGC est une réalisation multilatérale et un élément clé de l'architecture mondiale de non-prolifération nucléaire.

Une réunion de la Commission mixte du Plan d'action global commun (PAGC) s'est tenue à Vienne le 6 décembre 2019. Aux termes du PAGC, la Commission mixte est chargée de superviser la mise en œuvre de l'accord.

La commission mixte était présidée par la secrétaire générale du SEAE Helga Schmid et a réuni les E3 + 2 (Chine, France, Allemagne, Russie, Royaume-Uni) et l'Iran au niveau des directeurs politiques / vice-ministres des affaires étrangères.

Cette rencontre a lieu à un moment critique. Les participants ont reconnu le respect par l'Iran de ses engagements nucléaires pendant 14 mois après le regrettable retrait des États-Unis de l'accord et la réimposition de sanctions américaines qui n'ont pas permis à l'Iran de tirer pleinement parti de la levée des sanctions.

Les participants ont rappelé que le PAGC est une réalisation multilatérale et un élément clé de l'architecture mondiale de non-prolifération nucléaire. À cet égard, de sérieuses préoccupations ont été exprimées concernant une série d’évolutions, en particulier les récentes mesures concernant la mise en œuvre des engagements nucléaires de l’Iran dans le cadre du PAGC.

Tous les participants ont souligné l'importance cruciale d'une mise en œuvre intégrale et efficace par toutes les parties ainsi que leur détermination à poursuivre tous les efforts pour préserver l'accord.

Dans cet esprit et conformément à la déclaration commune faite en septembre à New York lors de la réunion ministérielle E3 / UE + 2 et Iran, E3 + 2 a fortement encouragé l'Iran à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre pleinement en œuvre ses engagements nucléaires et à éviter d'autres mesures d'escalade à cet égard, tout en soulignant l'importance de préserver les avantages économiques de l'Iran découlant du PAGC.

Les participants ont souligné et soutenu le rôle clé joué par l'AIEA, l'organe chargé de surveiller et de vérifier la mise en œuvre des engagements nucléaires de l'Iran en vertu du PAGC et de la résolution 2231 (2015) du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les participants ont réitéré leur ferme soutien et leur responsabilité collective à la poursuite des principaux projets de non-prolifération nucléaire qui sont un élément essentiel du PAGC. Ils ont salué les efforts continus des coprésidents du groupe de travail Arak, de la Chine et du Royaume-Uni, pour faire avancer le projet de modernisation d'Arak. Ils ont pris note des récents développements concernant l'installation de Fordow et ont exprimé leur ferme soutien aux efforts de la Russie pour poursuivre la mise en œuvre du projet d'isotopes stables.

Les participants ont salué la décision des gouvernements de la Belgique, du Danemark, de la Finlande, des Pays-Bas, de la Suède et de la Norvège de rejoindre l'INSTEX, y compris la perspective de l'ouvrir en temps opportun aux opérateurs économiques des pays tiers. L'INSTEX vise à faciliter le commerce légitime avec l'Iran pour répondre aux besoins de la population iranienne.

Les participants se sont félicités des récents efforts diplomatiques entrepris pour apaiser les tensions. Ils ont souligné la nécessité pour toutes les parties concernées de faire preuve de suffisamment de souplesse pour permettre à ces efforts de porter leurs fruits.

Dans ce contexte, les participants ont discuté de la nécessité de relever de sérieux défis de mise en œuvre liés au PAGC dans le cadre du PAGC.

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