Tweet iconoclaste et provocateur trumpien : l'ambassadeur de Suisse convoqué pour la 3e fois au ministère iranien des A.E.

Téhéran (IRNA)-Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères pour les affaires politiques, Seyyed Abbas Araqtchi, a convoqué l’ambassadeur de Suisse à Téhéran dont le pays représente les intérêts américains en Iran et lui a dit que les déclarations hostiles avancées par le président américain étaient, au nom du droit et des règles internationaux, « exemple manifeste de crimes de guerre ».

Selon le Service de la presse du ministère iranien des Affaires étrangères, l'ambassadeur de Suisse à Téhéran dont le pays représente les intérêts du gouvernement américain en Iran, a été convoqué par Seyyed Abbas Araqtchi, Vice-ministre iranien des A.E. pour les affaires politiques, pour lui présenter les vives protestations de la RII aux déclarations menaçantes du Président américain, Donald Trump, dont ses menaces de viser les sites culturels de l’Iran, qui vont à l’encontre des lois et des normes diplomatiques les plus élémentaires internationaux.

« Les déclarations agressives, intimidantes et anormales du Président états-unien ne sont en aucun cas acceptables et constituent une violation totale du droit international », a fait remarquer le diplomate iranien.

Faisant référence à la menace du Président milliardaire américain, l’ancien homme d’affaires, Donald Trump, d'attaquer des centres culturels, il a dit qu'une telle menace rappelait l'invasion mongole  ou les actions de groupes terroristes et criminels qui détruisaient des sites culturels et historiques, ce qui, selon le droit international, est un « crime de guerre ».

« La République islamique d'Iran ne sera soumise à aucune menace ou intimidation et est prête à répondre à toute menace ou action contre sa sécurité et son intégrité territoriale », a déclaré Aragtchi.

 « L'histoire a montré que la nation iranienne fera profondément regretter tout agresseur », a-t-il promis.

Au nom des aspirations du gouvernement et de la nation iraniens, la République islamique, en plus de toutes les mesures politiques et juridiques qu’elle va prendre, se réserve le droit inaliénable de répondre à l'acte terroriste ciblé des États-Unis, visant le général martyr Qassem Soleimani, et cela à un moment et en un lieu approprié.

L’ambassadeur de la Suisse à Téhéran a déclaré qu’il allait transmettre rapidement le message de Téhéran à Washington.

Donald Trump a affirmé, samedi, que les États-Unis frapperaient l'Iran « plus fortement qu'il ne l'a jamais été » s'il menait des attaques en représailles à l'assassinat ciblé du grand général iranien Qassem Soleimani. Le président américain a également déclaré que Washington a sélectionné 52 sites en Iran susceptibles d'être frappés « très rapidement et très durement ».

« S'ils attaquent encore, ce que je leur conseille fortement de ne pas faire, nous les frapperons plus fort qu'ils n'ont jamais été frappés auparavant ! », a tweeté le président américain.

Plus tôt, Donald Trump a déclaré que les États-Unis ont sélectionné 52 sites, « de très haut niveau et très importants pour l'Iran et pour la culture iranienne », et les frapperont « très rapidement et très durement" si la République islamique attaque du personnel ou des sites américains. « Les États-Unis ne veulent plus de menaces ! », a aussi prévenu l’ancien homme d’affaire américain qui a directement ordonné, dans un nouveau geste unilatéral, encouragé par les conseillers bellicistes et maladroits,  l’assassinat ciblé d’un haut général iranien dont le bilan dans la lutte anti-Daech en Irak et en Syrie est spectaculaire.

Réagissant à cet acte terroriste abject, Téhéran l’a qualifié de grande erreur stratégique des Etats-Unis de Trump.

Donald Trump a souligné que le chiffre de 52 sites iraniens correspondait de manière symbolique au nombre des Américains qui avaient été retenus en otages pendant plus d'un an à partir de la fin de 1979 à l'ambassade des États-Unis à Téhéran.

L'armée iranienne a répondu dimanche au président américain en disant douter que les États-Unis aient le « courage » de frapper ces 52 sites. « Ils disent ce genre de choses pour détourner l'attention de l'opinion mondiale de leur acte odieux et injustifiable », mais « je doute qu'ils en aient le courage », a déclaré le général Abdolrahim Moussavi, commandant en chef de l'armée iranienne.

Pour sa part, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a mis en garde Donald Trump, affirmant que « viser des sites culturels est un crime de guerre ». Le président américain « menace encore de commettre de nouvelles violations [...] des normes impératives du droit international », de franchir de nouvelles « lignes rouges », écrit Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter.

Réagissant au tweet menaçant du Président américain, le conseiller culturel du Président Rohani, Hessameddin Ashna, a tweeté: « Juste pour rappeler: Les 52 personnes sont rentrées chez elles en toute sécurité, et le calendrier de leur retour (un an après leur prise d’otage) n’a fait que perdre au Président de l’époque, Jimmy Carter, un deuxième mandat présidentiel. Mais si nous devions revenir en arrière et compter les dégâts subis, la mort de 290 iraniens (dont 66 enfants), passager d’un avion de ligne, provoquée par une attaque meurtrière ciblée d’un navire de guerre américain déployée dans la région du golfe Persique, est encore plus douloureuse et plus récente ».

« Alors les catastrophes occasionnelles et les cibles objectives sont abondantes dans la région et dans le monde », a prévenu M.Achena.

https://twitter.com/Irnafrench

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