15 janv. 2020 à 11:39
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Le mécanisme de règlement des différends de l’UE «une erreur stratégique» (Zarif)

Téhéran (IRNA)- Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a critiqué comme une «erreur stratégique» la décision de l'Union européenne de déclencher un mécanisme de règlement des différends dans le cadre de l'accord sur le nucléaire iranien (PAGC) de 2015.

Le ministre d'État au ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, Niels Annen, a rencontré à New Delhi le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. La réunion a eu lieu en marge de la conférence Raisina Dialogue à New Delhi mardi soir.

Les hauts diplomates iraniens et allemands ont discuté des derniers développements concernant la mise en œuvre du Plan d'action global conjoint (PAGC) et des conditions régionales, en particulier la situation en Afghanistan.

Lors de la réunion, le ministre iranien des Affaires étrangères a critiqué le non-respect par les Européens de leurs engagements dans le cadre du  PAGC et a critiqué leur décision de déclencher le mécanisme de règlement des différends comme étant sans fondement juridique et une erreur stratégique en termes politiques.

Annen, pour sa part, a souligné que l'Allemagne attache de l'importance aux relations avec la République islamique d'Iran, ajoutant: «Notre position est de défendre et de soutenir le PAGC, et l'esprit de la lettre des trois ministres européens n'est pas la destruction du PAGC.

La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont annoncé mardi leur décision de déclencher le mécanisme de règlement des différends dans l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, connu sous le nom de Plan d'action global conjoint (PAGC).

Une fois le mécanisme mis en place, l'Iran disposerait de 15 jours pour résoudre le différend avec les trois signataires européens de l'accord sur le nucléaire.

Réagissant à cette évolution, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, a déclaré que la République islamique répondrait «fermement, de manière décisive et appropriée» à la mesure non constructive prise par les Européens contre l'accord.

L'accord sur le nucléaire est de plus en plus mis à rude épreuve depuis que le président Donald Trump a annoncé le retrait américain de l'accord en mai 2018 et a déclenché les sanctions «les plus sévères» contre l'Iran malgré les critiques mondiales.

Plus tôt cette semaine, le président américain a exhorté les autres signataires de l'accord à se retirer de ce qui restait du PAGC, promettant d'imposer de nouvelles sanctions économiques à Téhéran.

L'accord sur le nucléaire est de plus en plus mis à rude épreuve depuis que le président Donald Trump a annoncé le retrait américain de l'accord en mai 2018 et a déclenché les sanctions «les plus sévères» contre l'Iran malgré les critiques mondiales.

Plus tôt cette semaine, le président américain a exhorté les autres signataires de l'accord à se retirer de ce qui restait du PAGC, promettant d'imposer de nouvelles sanctions économiques à Téhéran.

En réponse, Téhéran a jusqu'à présent renoncé à ses engagements nucléaires à cinq reprises, mais a souligné qu'il reviendrait sur ses mesures dès que l'Europe trouverait des moyens pratiques de protéger le commerce mutuel des sanctions américaines.

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