20 janv. 2020 à 15:51
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PGAC : L’Iran quittera le TNP si son dossier est renvoyé au Conseil de sécurité (Zarif)

Téhéran (IRNA)-Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que si les Européens poursuivaient leur comportement inapproprié ou renvoyaient le dossier iranien au Conseil de sécurité, Téhéran quittera le TNP.

Le ministère iranien des Affaires étrangères poursuit sur le plan juridique la récente décision des pays européens de déclencher le mécanisme de règlement des différends (MRD) contre l’Iran, dont la menace a été brandie il y a peu de temps. 

Sur ce, Mohammad Javad Zarif a déclaré que « La République islamique d'Iran a officiellement entamé des discussions sur la manière de résoudre le différend en mai dernier, après le retrait des États-Unis ». 

A cette fin, Téhéran a adressé trois lettres à la Responsable politique de l’époque de l’Union européenne, Frederica Mogherini, l'une le 10 mai 2018, l'une le 26 août 2018 et une autre en novembre dernier », où il a officiellement annoncé à la partie européenne, le lancement de la procédure du règlement des différends. 

La lettre écrite à Mme Mogherini en novembre 2018 souligne que l'Iran avait déclenché et achevé (suite à l’inaction de la partie européenne et le non-respect des engagements liés à l’accord nucléaire de 2015 envers l’Iran) le mécanisme du règlement des différends et devait donc mettre en œuvre un plan pour réduire ses engagements respectifs au titre du Pacte. 

A l’issu de cette lettre, la République islamique d'Iran a donné à l'Union européenne un délai de 7 mois et, en mai 2019, elle a commencé à réduire ses engagements envers le Plan global d’action conjoint sur le nucléaire de 2015 (PGAC), dont les effets étaient visibles deux mois après. 

Zarif a également rejeté la décision de la troïka européenne (France, Royaume-Uni et Allemane) de déclencher un mécanisme de règlement des différends prévu dans l'accord nucléaire dans le cas du désengagement de l’un des signataires. Une action « juridiquement illégale », a prévenu le très haut diplomate.

Téhéran a à maintes reprises déclaré que sa réduction des engagements était en réponse au retrait unilatéral des États-Unis de Trump de l'accord multilatéral sur le nucléaire et à l'inaction de l'Europe face à la réimposition des sanctions par Washington. 

« Les déclarations des Européens n'ont aucune base légale, nous poursuivons l’affaire auprès des autorités juridiques compétentes. Si les Européens franchissent une nouvelle étape en saisissant illégalement le Conseil de sécurité en riposte aux représailles de l’Iran, la question du retrait de l'Iran du TNP sera mise à l’ordre du jour, comme promis dans la lettre du Président Rohan », a encore averti Mohammad Javad Zarif. 

L'Iran déplore aussi, au nom de l’accord nucléaire, l’inaction de l'Europe à faciliter les transactions bancaires et ses exportations de pétrole.

Téhéran a réitéré que la réduction de ses engagements est un « signal d'alarme » pour que les autres parties protègent les intérêts économiques iraniens.

Mais apparemment la partie européenne veut céder aux pressions US contre l’Iran.

https://twitter.com/Irnafrench

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