L'Iran appelle à l’application des accords d’Astana « dans les plus brefs délais »

Le Président de la République islamique d’Iran (RII) s’est entretenu ce samedi soir par téléphone avec son homologue russe, Vladimir Poutine, à propos de la crise d’Idlib en Syrie. Hassan Rohani qualifiant de « préoccupante » la situation à Idlib au nord-ouest de la Syrie, a souligné, au cours de la discussion, la nécessité de mettre en œuvre les accords signés dans la cadre du processus de paix d’Astana et cela « dans les plus brefs délais » afin de rétablir le calme et la sécurité dans la région et d’en déraciner le terrorisme.

Lors d'une conversation téléphonique, le samedi 29 février, avec son homologue russe Vladimir Poutine, Hassan Rohani a qualifié  de « bonnes et en plein essor» les relations des deux pays sur tous les plans avant de dire disposé Téhéran à renforcer la coopération bilatéral dans tous les domaines d’intérêt commun.

Evoquant aux récentes évolutions liées à l'accord nucléaire de 2015, le Président Rohani a profité de l’occasion pour saluer la position de Moscou envers le Plan global d’action conjoint (PGAC) et indiqué : « Nous sommes déterminés à respecter le Pacte tant qu’il nous donne les résultats escomptés. Nous espérons que cet accord sera maintenu avec la coopération des autres parties signataires ».

S’attardant sur les récentes évolutions à Idlib en Syrie et sur sa conversation téléphonique, aujourd’hui, avec le Président turc, Hassan Rohani a déclaré: « La situation d'Idlib est préoccupante et il faut mettre en œuvre les accords d’Astana, dans les plus brefs délais, afin d’ouvrir la voie au calme et à la sécurité dans cette région et d’en éradiquer le terrorisme ».

Soulignant qu'il est « inadmissible » de laisser une partie de la Syrie entre les mains des terroristes après plusieurs années, Hassan Rohani a réitéré la nécessité cruciale d’une solution politique en faveur du dialogue, seul issue durable, à ses yeux, à la crise.

« Nous ne devons pas laisser les conditions d'Idlib fournir un prétexte à une intervention américaine et à des abus sur la question syrienne », a-t-il conclu.

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