10 mars 2020 à 20:15
Journalist ID: 2385
Code d'info: 83709274
0 Persons
Coronavirus : l’étique et le droit sur l’autel du terrorisme médical américain

Téhéran (IRNA) - L'approche du gouvernement américain visant à saper la fourniture des médicaments et des équipements médicaux vers l’Iran dont ont besoin les malades et les citoyens lambda est un exemple manifeste, pur et simple d'un terrorisme médical qui sacrifie systématiquement l’étique et le droit sur l’autel des intérêts politiques états-uniens.

Alors que les Etats-Unis du Président milliardaire Trump maintiennent leur sanctions et leurs pressions les plus dures contre la nation iranienne et n’ont lésiné sur rien au cours des deux dernières années pour la faire plier devant leurs désidératas de l’administration US et cela en menant un terrorisme économique systématique  le plus cruel contre cette nation, ils se sont apparus parés du « masque de la sympathie » pour proposer, dans un geste politique hypocrite, une prétendue aide en matière médicale et pharmaceutique, pour contrer l’épidémie mortelle du Coronavirus. Certes ces soi-disant aides qui cherchaient avant tout de se médiatiser largement va dans le cadre d’un jeu politico-psychologique à l’américaine visant à duper l’opinion publique mondiale.

Depuis début janvier et le premier décès en Chine, le coronavirus ne cesse de se propager dans le monde. Plus de 100 pays sont dorénavant touchés dont l’Iran.

Certes la stratégie de la lutte contre ce virus sournois mortel varie d'un pays à l'autre et il est tout à fait clair qu'une lutte efficace contre ce virus invisible qui a bondi dans les vies iraniennes en quelques  petites semaines nécessite une infrastructure appropriée et des ressources financières et pharmaceutiques.

La lutte contre le coronavirus coûte bien cher à l’économie des pays les plus touchés. En ce qui concerne l’Iran, cette crise sanitaire intervient au pire moment pour l'Iran. La nation iranienne est aux prises avec les sanctions les plus inhumaines et sans précédent depuis ces deux dernières années imposées par Washington.

Les autorités iraniennes ne cessent de critiquer la politique de ruse et d’hypocrisie du gouvernement des États-Unis, qui prétend que ces sanctions ne portent pas sur les produits humanitaires dont notamment les médicaments.

La vaste toile des sanctions américaines à des effets extraterritoriaux a conduit des banques et des sociétés à se retirer du commerce lié à l'humanitaire avec l'Iran, laissant les Iraniens ayant contracté des maladies rares ou complexes dans l'incapacité de recevoir les médicaments ou le traitement dont ils ont besoin.

Le gouvernement américain a instauré un climat de peur qui fait fuir les banques et les entreprises et  véhiculent des discours menaçants, unilatéraux et irresponsables, synonymes de « loi du plus fort » qui dissuadent tous ceux qui voudraient encore commercer avec l’Iran même dans les domaines humanitaires.

Ce n’est pas étonnant si la diplomatie iranienne, rejette cette proposition d’aide US en disant se « méfier des intentions des Américains ».

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, réagissant dans un tweet samedi 7 mars aux sanctions américaines visant l’Iran en pleine période de propagation mortelle de coronavirus, à laquelle sont confrontés le peuple et le gouvernement iranien, a vivement fustigé cette position illégale et inhumaine avant d’appeler le monde à ne pas rester silencieux face au « terrorisme médical » américain.

Zarif a écrit sur sa page Twitter: « Donald Trump intensifie malicieusement les sanctions illégales américaines visant à épuiser les ressources de l'Iran nécessaires pour contrer la Covid-19 pendant que nos citoyens en meurent. »

Il a ajouté: « Le monde ne peut plus rester silencieux alors que le terrorisme économique américain est remplacé par un terrorisme médical ».

Ceux « qui ont fait les choses les plus vicieuses contre la nation iranienne ces deux dernières années apparaissent maintenant parés du masque de la sympathie », a, pour sa part réagi le Président Hassan Rohani.

« Notre peuple sait bien que vous mentez », a renchéri le Président iranien à l’adresse de Washington.

L’arrivée de Coronavirus  en Iran a été officiellement annoncée fin février. L'Iran est dans une situation critique depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis de Trump de l’accord multilatéral nucléaire et la réimposition des sanctions illégales les plus cruelles contre le pays.

« La pression maximale » de Donald Trump qui fait fi de la résolution 2 231 du Conseil de sécurité et du jugement de la Cour internationale de justice – vise également et cela ouvertement, les secteurs humanitaires à savoir alimentaire et pharmaceutique et entrave toute importation à cette fin.

Les États-Unis avaient précédemment affirmé qu'un nouveau mécanisme d'importation de produits agricoles et pharmaceutiques avec l'Iran via la Suisse avait été établi et mis en œuvre, une allégation jugé suspect par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, qui a mis en doute les vraies intensions de l’administration Trump.

« Si les Américains avaient eu de bonnes intentions, ils n'auraient pas le médiatiser et le gonfler à des fins propagandistes. Intéressant c’est que le gouvernement américain entrave le même canal d'aide sanitaire suisse, malgré sa propagande ! », a critiqué le diplomate.

Pointant du doigt le double langage américain, le porte-parole de la diplomatie iranienne a poursuivi : « Malgré les fausses allégations avancées par les États-Unis selon lesquelles les médicaments et la nourriture ne sont pas visés par les sanctions, ils ont pratiquement bloqué tous les transactions bancaires même à des fins humanitaires. La preuve à l’appui en est le lancement d’un soi-disant canal  humanitaire censé fournir des produits pharmaceutiques à l’Iran en cette période de l’épidémie de Coronavirus ! Le prétendu lancement de ce canal financier via la Suisse, utilisés comme simple outil de propagande au service des intérêts intéressés US, confirme officiellement que les Etats-Unis empêchent en général l’Iran d'accéder à des aliments et des médicaments essentiels pour ses citoyens et cela malgré la décision de la CIJ. Une position qui est purement illégale », a conclu Abbas Moussavi.

               

Votre commentaire

You are replying to: .
1 + 4 =