Présence et comportement des forces US dans la région : Téhéran appelle à un changement de cap de Trump

Téhéran (IRNA)- « Au lieu de recours aux meusures dangereuses et aux accusations sans fondement, il ferait mieux que Trump révise la stratégie américaine en ce qui concerne la présence et le comportement des forces US dans la région » a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Moussavi.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, a rejeté vendredi 13 mars les accusations « sans fondement » proférées par le Président américain contre l'Iran concernant la récente attaque contre une base militaire occupée par les États-Unis en Irak.

« Au lieu de prendre des mesures dangereuses et des accusations sans fondement, M. Trump devrait mieux réévaluer la présence et le comportement de ses forces dans la région », a déclaré Abbas Moussavi.

Il a également exhorté les États-Unis « à éviter absolument de propager le virus de fuite en avant et de pointer du doigt les autres, dans le but de justifier leur comportement illogique et de se dérober à leur responsabilité ».

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a suggéré que de telles attaques contre les intérêts américains en Irak étaient les conséquences de la présence illégale des Etats-Unis dans le pays arabe. Il a souligné que Washington en jouant la fuite en avant ne pouvait pas se dérober à ses responsabilités et pointer les autres pour la réaction naturelle du peuple irakien à l'assassinat et au massacre de ses commandants et combattants.

Une attaque à la roquette a visé mercredi 11 mars une base militaire abritant des troupes américaines près de la capitale Bagdad. L'attaque contre le camp militaire de Taji a tué trois membres de la coalition menée par les États-Unis dans la région, dont deux Américains et un Britannique faisant également 26 blessés.

Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attaque au cours de laquelle quelque 19 roquettes Katioucha ont frappé la base militaire occupée par les États-Unis.

Donald Trump a ensuite autorisé l'armée américaine à riposter l'attaque à la roquette en lançant une série de frappes aériennes contre plusieurs position du Hezbollah irakien.
A l’aube de ce vendredi 13 mars, les positions des Hachd al-Chaabi (Force de la mobilisation populaire irakienne) dans quatre provinces de l’Irak – Bassora, Babel, Karbala et Salah ad-Din – ont été visées par les avions de chasse américains. L’offensive aérienne a été revendiquée par le Pentagone ajoutant qu’elle avait été menée en réaction à une attaque à la roquette contre la base militaire américaine de Taji, au nord de Bagdad.

Dans la foulée, le mouvement irakien d’al-Nujaba a annoncé, dans un communiqué, que les États-Unis ne cessaient de commettre des crimes à l’encontre des Hachd al-Chaabi, et ce à l’ombre de l’inaction de la communauté internationale.

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