27 mai 2020 à 22:04
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L'Iran ne tolère point « le non-respect » de ses principes de souveraineté

Téhéran (IRNA)-La diplomatie iranienne réagissant par la voix de son porte-parole, aux allégations interventionnistes du ministre français des Affaires étrangères, sur le cas d'une ressortissante iranienne, a déclaré, « La République islamique d'Iran (RII) ne tolère point le non-respect de ses principes de souveraineté, y compris l'indépendance de son pouvoir judiciaire ».

En réponse mercredi 27 mai, aux allégations avancées par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian,  sur le cas d’une ressortissante iranienne, nommée Fariba Adelkhah, le porte-parole de la diplomatie, Seyyed Abbas Mousavi a déclaré que l'enquête sur les « crimes commis par les ressortissants iraniens » relève de la seule compétence des « tribunaux iraniens »  et que madame Adelkhah, a été entendue par un tribunal, et cela en suivant les règles, et a joui de ses droits inhérents à la citoyenneté iranienne. 

Le diplomate a ajouté que le verdict était de première instance et qu’il pourrait faire néanmoins l'objet d'un appel. 

Soulignant que le pouvoir judiciaire jouit d'une indépendance totale en vertu de la Constitution de la République islamique d'Iran, Abbas Mousavi a qualifié de « contreproductive » pour les relations Téhéran-Paris, toute lecture partiale et partielle des décisions « indépendantes » prises par le pouvoir judicaire de la RII. 

« Tout ton menaçant et interventionniste complique l’affaire, et la République islamique d'Iran ne tolère point le non-respect des principes liés à sa souveraineté, y compris l'indépendance de son pouvoir judiciaire », a-t-il souligné. 

Dans un geste interventionniste, le ministre français des A.E., Jean-Yves Le Drian,  a réagi mardi 26 mars, à la condamnation, par la Justice iranienne, de la franco-iranienne Fariba Adelkhah, à une peine de prison,  et déclaré que « les relations avec Téhéran étaient devenues plus difficiles après cette décision basée sur des motifs politiques ».

S'adressant à une station de radio française, Jean-Yves Le Drian a également appelé les autorités iraniennes à libérer Fariba Adelkhah « dès que possible ».

L'avocat de Fariba Adelkhah avait récemment annoncé qu'elle avait été condamnée à une peine de prison pour atteinte à la sécurité nationale de l’Iran. 

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