PGAC : la mission iranienne à l’ONU qualifie de « coup fatal » porté à la résolution 2231, la récente décision US

New York (IRNA)- L’ambassadeur et le représentant permanent de l'Iran auprès de l’ONU, Madjid Takht-e Ravatchi, a qualifié la décision des Etats-Unis de mettre fin à leurs exemptions nucléaires, de « coup fatal » porté à la résolution 2.231 liée à l’accord nucléaire de 2015. Le diplomate a également dit « non-fondées » les allégations américaines qui se posent Washington comme un « État participant » à l’accord international de Vienne sur le nucléaire iranien en dépit de son retrait définitif !

«Il y a deux ans, Trump a mis fin à la participation des États-Unis au PGAC (Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien de 2015) », a écrit Majid Takht-e Ravantchi, dans un message posté jeudi 28 mai sur Twitter. « Maintenant, à la suite de la violation de la résolution 2.231 du Conseil de sécurité des Nations Unies (liée au PGAC), Pompeo a porté le coup fatal à cette résolution (en agonie) en imposant une sanction pour l'application même des dispositions fondamentales de la résolution », a-t-il dit .

Le diplomate a ajouté: « Les allégations selon lesquelles les États-Unis sont un « Etat participant » au PGAC sont non seulement ridicules, mais également factices. »

Les États-Unis ont annoncé mercredi la fin des dérogations qui autorisaient jusqu’ici des projets liés au programme nucléaire civil iranien malgré les sanctions de Washington. Il s’agissait d’un ultime vestige, côté américain, de l’accord historique de 2015.

Elles concernaient notamment le réacteur de Téhéran destiné à la recherche, ainsi que le réacteur à eau lourde d’Arak

L’accord multilatéral sur le nucléaire iranien de 2015 est en soins intensifs depuis que le Président américain, Donald Trump, l’a quitté unilatéralement en mai 2018 avant de réimposer les sanctions économiques les plus cruelles contre l’Iran que Washington avait accepté de suspendre, sous Barack Obama, en vertu de ce pacte. 
Face à l’incapacité des partenaires du PGAC dont notamment européens à honorer leurs engagements liés à l’accord et à endiguer l’effet dévastateur du retour des sanctions illégales et extrarégionales  américaines sur son économie, l’Iran a entrepris de revenir progressivement sur la plupart de ses obligations clefs pris à Vienne au titre des articles du pacte multilatéral.
Ce n’est pas tout. Acharnée dans son hystérie anti-iranienne devenue chronique, Washington, qui accuse au contraire Téhéran de violer le texte, veut empêcher la levée de l’embargo sur les ventes d’armes à l’Iran. 

Le Département d’État prépare ainsi un argumentaire juridique visant à faire reconnaître que les États-Unis sont toujours un « État participant » à l’accord de Vienne en dépit de leur retrait.
 

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