Lecture partiale et partielle de la résolution 2231 : l'Iran rejette les allégations du Secrétariat de l'ONU

Téhéran (IRNA) - Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que la République islamique d'Iran, tout en rejetant les allégations du Secrétariat de l'ONU, qui semblent être l’œuvre des pressions politiques des régimes américain et saoudien, exprime sa profonde préoccupation quant à l’instrumentation à des fins politiques du Secrétariat de l'ONU.

« Alors que le Secrétariat de l’ONU s’est jusqu'à présent abstenu de signaler de nombreuses violations, commises par les Etats-Unis et les pays européens, du Plan global d’action conjoint sur le nucléaire iranien de 2015 (PGAC), dont notamment le retrait unilatéral de Washington de l’accord multilatéral qui constitue une transgression flagrante de la résolution de 2231 (liée au PGAC), et a agit,  en avançant une lecture inhabituelle de la résolution 2231, avec indulgence et ambigüité (en faveur de la partie occidentale), mais on assiste à son ingérence dans une question dont la mise en œuvre est essentiellement facultative (pour les signataires) conformément aux dispositions relatives à l’application de la résolution 2231, et à ses tentatives pour préparation d’un soi-disant rapport d’expertise et spécialisé ! », s’étonne la diplomatie iranienne dans une déclaration émise ce vendredi 12 juin.

Pour le ministère iranien des A.E., ce qui encore plus intéressant, c’est que le rapport controversé avancé par le Secrétariat, intervient à un moment où les États-Unis travaillent pour l'élaboration d'une résolution dangereuse visant à prolonger illégalement l'embargo sur les armes contre l'Iran. Le fait que les dispositions du dit rapport ont été citées par les États-Unis deux semaines avant même de sa publication renforce cette hypothèse que le Secrétariat de l’ONU a été instrumentalisé par les Etats-Unis et que son rapport anti-iranien est plutôt fruit amer des pressions US.

La diplomatie iranienne a mis en garde à cette occasion contre les initiatives « dangereuses », dont l’objectif est d’accuser les gouvernements par des gestes arbitraires et des allégations non-fondé et qui ne seront jamais approuvées par la communauté internationale. « Ces initiatives dictées ne font que porter atteinte à la crédibilité et au prestige de l'Organisation des Nations Unies (ONU) », a encore prévenu Téhéran.

« La préparation d'un rapport à des fins politiques ne change rien en ce qui concerne les réalités du jour et il est clair pour tout le monde que la situation actuelle prévalent dans la région est le résultat direct des mauvaises politiques menées par les États-Unis et le régime infanticide saoudien », déplore la diplomatie iranienne toujours dans la déclaration.

Votre commentaire

You are replying to: .
captcha