Résolution anti-iranienne du Conseil des gouverneurs de l’AIEA : Téhéran promet une réponse «appropriée»

Londres (IRNA)- L'Ambassadeur et Représentant permanent de la République islamique d’Iran (RII), auprès des organisations internationales basées à Vienne, , en réponse, vendredi, à l'adoption du projet de résolution de trois pays européens (France, Royaume-Uni, Allemagne) par le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), avancé sous prétexte que Téhéran n pas autorisé deux accès supplémentaires à l'Agence, a déclaré : « La RII rejette complètement la résolution du Conseil des gouverneurs et prendra les mesures appropriées pour y répondre. »

Intervenant au dernier jour de la réunion saisonnière, à la tribune du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique,  Kazem Gharibabadi  a déclaré : « La République islamique d'Iran a le plus haut niveau de coopération et de réception des inspections de l'AIEA parmi les États membres. Alors que plus de 33 accès complets sont effectués chaque année en Iran, le fait de gonfler les deux récentes demandes d'accès de l'AIEA aux sites iraniens et les tentatives pour déclencher une crise inutile sapant les coopérations bilatérales, au moment où l’Iran voit des ambiguïtés au sujet des appels qui  lui sont une source de préoccupation fondamentale, et au moment où des pourparlers à cet égard sont en cours entre les deux parties, est un acte complètement non-productif et politique. »

Il a ajouté : « Par conséquent, faire adopter une résolution au Conseil des gouverneurs, pour appeler l’Iran à coopérer avec l’AIEA ! et d'ignorer la coopération existante, est profondément décevant et déplorable. »

 « On s’attendait à ce que le Conseil des gouverneurs reconnaisse les coopérations iraniennes afin de maintenir le contexte de cette coopération exemplaire entre l'Iran et l'AIEA », a-encore déploré le diplomate.

« Nous devons rester unis contre ceux qui, soucieux de leurs intérêts à courte vue, cherchent à détruire ces collaborations et réalisations. La responsabilité de la coopération ne peut être assumée uniquement par l'Iran, et si elle est lésée, chacun doit en supporter les effets négatifs », a prévenu le représentant iranien.

L'ambassadeur iranien a regretté que la résolution ait été présentée par des pays qui possèdent eux-mêmes des armes nucléaires prohibées ou qui hébergent ces armes destructrices et meurtrières.  « Ne s'agit-il d'une dérision de toutes les normes et règles internationales que ce type de pays sont préoccupés par des garanties ?! »

Les garanties de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont un système d'inspection et de vérification des utilisations pacifiques des matières nucléaires dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), supervisé par l'Agence internationale de l'énergie atomique.

« D'un autre côté, ces trois pays (France, Royaume-Uni , Allemagne) n'ont pas encore pris de mesures concrètes et pratiques pour s'acquitter de leurs obligations liées à l’accord international nucléaire de 2015 (PGAC) , et leur inaction, au côté des mesures destructives , illégales et unilatérales du régime américain, ont rendu incertain l’avenir du Pacte. Si vous ne pouvez pas faire un pas pour sauver l’Accord, au moins ne rendez pas la situation plus compliquée et difficile !! Votre inaction est nécessaire ici (face aux machinations et aux pressions des ennemis du PGAC), mais il semble que vous êtes incapables même de cela ! », A martelé l’ambassadeur iranien auprès des organisations internationales basées à Vienne.

« Je dois souligner que nous considérons également la situation actuelle comme un piège américano-israélien qui, dressé par les ennemis de l’accord nucléaire qui n’ont lésiné sur rien, au cours des deux dernières années, pour détruire le PGAC », a insisté Kazem Gharibabadi.

Accord nucléaire à l’agonie : l’Iran met en garde contre la «complicité» des E3 avec les ennemis

Dans un message Twitter, le ministre iranien des Affaires étrangères a appelé le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à ne pas permettre aux ennemis du Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien de 2015 (Accord multilatéral nucléaire signé entre l’Iran et la communauté internationale), de mettre en péril les intérêts suprêmes de l'Iran avant de mettre en garde les trois pays européens co-signataires contre le fait de jouer la complicité.

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