La Résolution anti-iranienne de la troïka européenne « met en danger l’application du PGAC », s’alarme Pékin

Londres (IRNA)-La représentation chinoise auprès des organisations internationales basées à Vienne a exprimé vendredi, dans une déclaration, ses « profonds regrets » en réaction à l'adoption d'un projet de résolution avancé par la troïka européenne (France, Royaume-Uni, Allemagne) contre l'Iran au Conseil des gouverneurs de l'AIEA, avant d’avertir que cette action risque de « mettre en péril la mise en œuvre du Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien de 2015 (PGAC) » déjà à l’agonie, après le retrait unilatéral des Etats-Unis de Trump et la réimposition des sanctions ainsi que l’échec de la partie européenne à remplir ses engagements liés au Pacte envers l’Iran.

La déclaration a averti qu'une telle décision hâtive compromettrait la perspective du PGAC.

Hier jeudi 18 juin, dans un discours, Wang Qun, représentant permanent de la Chine auprès des Nations unies et d'autres organisations internationales à Vienne, a qualifié les États-Unis comme un facteur d'intensification des tensions autour du programme nucléaire iranien, qui se sont unilatéralement retirés de l'Accord et ont réimposé les sanctions contre l'Iran.

Il a noté que la racine même de la situation actuelle réside dans les pratiques unilatérales et oppressives des États-Unis, « comme en témoigne leur retrait unilatéral du PGAC et leur politique de pression maximale sur l'Iran. »

Le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique a approuvé, ce vendredi 19 juin, la première résolution anti-iranienne depuis 2012 sous prétexte de la non-coopération de Téhéran avec les inspections de l'Agence. Le texte a été rédigé par les signataires européens de l'accord de Vienne, l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. La Chine et la Russie ont voté contre.

Dénonçant la résolution anti-iranienne des trois pays européens (France, Allemagne, Grande-Bretagne), fruit amer du « maximalisme », le représentant iranien à l'AIEA, Kazem Gharibabadi, a déclaré que la République islamique prendrait des mesures appropriées et nécessaires en réponse à cette initiative « contre-productive » et que les Européens, soumis aux intérêts américano-israéliens, devraient en assumer les conséquences.

La résolution a été avancée par la troïka européenne au Conseil des gouverneurs de l'AIEA sous prétexte que l’Iran n'ait pas donné, à l'agence, accès à deux sites supplémentaires, ce alors que la coopération de Téhéran avec l’agence vienoise était déjà pleinement existante.

Téhéran a déclaré à plusieurs reprises que la demande de l'AIEA était fondée sur les allégations du régime de Tel-Aviv en tant qu'ennemi de la République islamique d'Iran.

Les ministres des Affaires étrangères du groupe E3 qui ont proposé la résolution anti-iranienne devraient se réunir aujourd'hui à Berlin.

Le ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que la rencontre serait axée sur la recherche d'une solution diplomatique pour réduire les tensions sur l'Iran.

Votre commentaire

You are replying to: .
captcha