Terrorisme : Les États-Unis et le pays hôte du drone assassin du général Soleimani doivent répondre ! (Diplomate iranien)

Londres (IRNA)- L'ambassadeur et représentant permanent de la République islamique d'Iran auprès de l'Office des Nations Unies à Genève, Esmaïl Baqaï Hamaneh, a déclaré que les États-Unis et le pays qui a accueilli les drones de Washington dans le cadre de l'opération visant à assassiner le haut Général Qassem Soleimani, commandant de la Force de Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique, doivent répondre de leurs actes et en assumer la responsabilité.

Esmail Baqaï Hamaneh, s’exprimant à l’occasion de la 44e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies; a déclaré : « L'assassinat de Général Soleimani, est un acte illégal et un grand crime qui a mis en danger la paix et la sécurité mondiales. »

« Il s'agit non seulement d'une violation du droit international et de la Charte des Nations Unies, mais également d'une violation des droits humains, et les déclarations de la rapporteuse de l'ONU sur l'assassinat du commandant de la Force de Qusd iranienne, ne peut pas être négligé », a déclaré le diplomate iranien.

Selon les Nations unies, la frappe de drones américains qui a tué le général iranien, Qassem Soleimani, et neuf autres personnes en janvier, représente « une violation du droit international et de la charte de l'ONU. »
Une enquêteuse des Nations unies aux droits de l'Homme a déclaré que l'assassinat ciblé par les États-Unis du haut Commandant iranien, le général Qassem Soleimani, à Bagdad était un meurtre «illégal» en violation du droit international.
Agnes Callamard, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, a déclaré lundi 6 julliet que les États-Unis n'avaient pas fourni de preuves suffisantes d'une attaque en cours ou imminente contre leurs intérêts pour justifier la frappe de drones contre le convoi du très haut général Soleimani en janvier alors qu'il quittait l'aéroport de Bagdad.
« En l'absence d'une menace réelle et imminente pour la vie, les mesures prises par les États-Unis étaient illégales », a écrit Callamard dans un rapport.
L'attaque par drone « a violé la Charte des Nations unies », a ajouté Callamard, appelant à la responsabilité des assassinats ciblés par des drones armés et à une plus grande réglementation des armes.
« Le monde est à un moment critique, et peut-être un point de basculement, quand il s'agit de l'utilisation de drones. Le Conseil de sécurité est absent dans l'action ; la communauté internationale, volontairement ou non, reste largement silencieuse », a-t-elle déclaré.
Callamard a présenté jeudi les conclusions de son enquête au Conseil des droits de l'homme, donnant aux États membres la possibilité de débattre des mesures à prendre. 
Les États-Unis ont assassiné le général Soleimani, chef de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique ainsi qu'un groupe de ses compagnons à Bagdad début janvier.
Pour le plus haut responsable de la sécurité nationale iranienne, Ali Chamkhani, l'assassinat par Washington du commandant en chef anti-terroriste iranien, le général Qassem Soleimani, était le plus grand cadeau des États-Unis au terrorisme Takfiri et à ses soutiens.
Les assassinats ont été commis sous la direction du président américain Donald Trump et le Pentagone a fièrement revendiqué l'acte lâche.
Le procureur de Téhéran a récemment déclaré que des notices rouges d'Interpol avaient été émises pour poursuivre des dizaines de responsables militaires et politiques des États-Unis, dont le président Donald Trump, pour avoir planifié et mis en œuvre l'attaque terroriste contre le général Soleimani et ses compagnons dont Abu Mahdi al-Muhandis, chef adjoint du Hachd al-Cha'abi (Force de la Mobilisation populaire irakienne).
Pour les autorités iraniennes, le monde devait apprécier la véritable bataille des deux commandants contre le terrorisme, et y rester redevable, car leur commandement avisé et leurs efforts sincères ont empêché la propagation du terrorisme Takfiri à travers le monde.
Plusieurs millions de personnes ont assisté aux cortèges funèbres de l'emblématique Qassem Soleimani et ses compagnons dans les villes irakiennes de Kadhimiya, Bagdad, Karbala et Najaf ainsi que dans les villes iraniennes d'Ahvaz, Machhad, Téhéran, Qom et Kerman.

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